A quelques différences près, toujours d'actualité

Écrit de 1898 dans un texte relatant la vie de la population française

Par suite de l'invention des machines qui ont remplacées les bras employés à la fabrication.

L'agriculture qui faisait vivre très honorablement tant de familles a subi une transformation complète qui oblige les habitants des campagnes à émigrer vers les villes où ils reçoivent des secours qu'ils ne pouvaient se procurer dans leur commune.

Depuis cette transformation la vie pour les ouvriers est devenue difficile aussi réclament-ils sans cesse une augmentation de salaire et une diminution dans la durée des heures de travail, deux choses difficile à concilier.

Sur ces deux exigences les économistes écrivent des livres, des brochures, les journalistes publient également chaque jour de nombreux articles mais sans arriver à une solution admissible.

Au point de vue de l'exploitation rurale tous les gémissements des économistes, les discours, les livres, aussi bien que les articles des journaux, n'arrêteront pas cette émigration parce que tous ceux qui s'occupent de la question, n'ont pas vu les exploitations rurales d'il y a plus de soixante ans comparées à ce qu'elle sont aujourd'hui.

Lorsque dans un grand nombre de communes les habitants n'émigrent pas c'est qu'ils trouvent dans la jouissance des bois communaux partagées, à une époque ancienne, et dans le produit des bois d'affouage, des ressources qui les mettent à l'abri du besoin.

1898bis_-_1.jpgLorsque au contraire les habitants des campagnes émigrent vers les villes, c'est qu'ils savent qu'ils découvriront presque toujours dans celles-ci les moyens d'y exercer leur industrie, et que leur femme et leurs enfants se procureront par certains petits métiers des ressources, dont le produit aidera le ménage dans ses dépenses quotidiennes, ressources qui font complètement défaut dans les villages.

Les émigrants savent également que d'un autre coté, à l'époque où ils auront acquis le droit de domicile, ils recevront en cas de nécessité absolu, des secours des bureaux de bienfaisance et des nombreuses société charitables qui existent dans les villes.

Et quand par l'effet de leur âge leurs bras seront devenus rebelles au travail, ils seront admis dans un hospice pour y finir tranquillement leurs jours.

Quant aux ouvriers employés dans les diverse industries, il n'y a qu'un moyen de les attacher à la maison de leur patron, c'est de les faire participer aux bénéfices lorsque cela est possible.

(Archives Départementales de Moselle série 4j12)

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