Rue des Clercs

La rue des Clercs à l’origine était formée de deux rues, l’une rue des Clercs, l’autre rue du Voué.

Au moyen age ces rues communiquaient de la place Saint Jacques avec l’Esplanade. La rue du voué qui allait approximativement de la Bonne Ruelle à l’Esplanade, existait semble t-il déjà au Xème siècle. La rue du Voué était ainsi nommée parce que l’ancien hôtel du Voué bordait cette rue à son extrémité vers l’Esplanade.

Les voués étaient des magistrats chargés de la défense des plus faibles. L’habitation du Voué et la prison formaient une grande construction dont des traces avaient été retrouvées entre la rue des Clercs et la Nexirue s’étendant même sur le terrain de la rue de l’Esplanade. La Vouerie messine avait prit fin au 13ème siècle.

En 1266 les Trinitaires avaient acquis la maison et la tour du Voué et ils y avaient construit une église. Ils avaient été obligés de quitter leur établissement détruit lors de l’établissement de la citadelle.

La rue qui s’appelait rue du Voué en Aulne prenait aussi la dénomination de rue de la Trinité.

Nicolas un serviteur de Nemery Baudoche, aumônier de la cathédrale aurait été mis à la torture dans l’hôtel du Voué. Contraint par la force il aurait avoué un crime qu’il n’avait pas commis. Au moment d’exécuter le malheureux, le bourreau aurait été subitement rendu impuissant des deux bras et dans l’incapacité de l’exécuter.

C’était pour cette raison qu’en 1358 Nemery Baudoche avait acheté le surplus de la maison du Voué comprenant les prisons qui longeait la rue depuis la rue du Heaume pour y créer l’hôtel de l’Aumônerie, avec le terrain appelé place Nexirue où l’on faisait les exécutions. En contrepartie il avait donné à la ville un terrain situé entre les deux grands ponts pour y faire les exécutions de justice. Il y avait bâti une maison pour l’aumônier avec une chapelle y attenant sous l’invocation de Saint Nicolas, appelé par la suite chapelle Sainte Reinette (emplacement n° 13 rue des Clercs). Il y avait fondé l’hôpital Sainte Reinette et 13 bourses pour de pauvres clercs à qui elles servaient de titres patrimoniaux.

La rue des Clercs qui aboutissait à la rue du voué commençait du n° 1 jusqu’au n° 15. La rue du Voué continuait avec le n° 17 jusqu’à l’esplanade. Devant le n° 19 une fontaine avait remplacé le puits qui se situait sous les pavés de la petite place à 2 mètres environ de la façade. Pendant l’hiver la neige fondait au dessus du puits et dessinait une surface circulaire de 2 mètres de diamètre.

Devant le n° 19 ancienne maison du Voué, le Président Royal à la fin du 14ème siècle, tenait ses audiences près du puits. La rue avait aussi été dénommée rue du Président, parce qu’avant l’institution du Parlement, les présidents chargés de la justice habitaient dans cette rue.

La maison du chanoine Ernest située près de l’hôtel du Heaume à l’entrée de la Bonne Ruelle, avait logé au mois d’octobre 1469 un légat du Pape, avec 20 chevaux.

L’hôtellerie du Heaume formait l’angle des rues des Clercs et des Serruriers (Bonne Ruelle), à ne pas confondre avec le grand hôtel du Heaume en face de l’esplanade en la cour de Morimont.

En 1488 la chapelle Sainte Reinette reconstruite comportait cette inscription :

  • Henriat Rouceltz écuyer
  • A la grande église argentier
  • Fit faire à neuf cet oratoire
  • En l’honneur de Dieu et gloire
  • Et fut commencée en l’année
  • Qui est ci après signée
  • 1488

En 1514 l’hôpital de la Trinité avait acheté une petite grange qui était située dans un terrain vague, rue du Voué, au cul du jardin de la maison de Jean Roussel, le drapier.

Lors de la construction de la citadelle en 1562, des ruines qui devaient se rattacher à une vaste construction romaine, avaient été retrouvées sur l’emplacement de la rue de l’esplanade à l’entrée de la rue des Clercs. Ces ruines nommées Rome Salle, ce nom avait été donné à une ancienne rue détruite par la construction de la citadelle.

En 1604 Jean Jalon, commis du contrôleur principal des guerres à Metz, avait acheté la moitié de la maison ayant appartenu au couvent de la Trinité.

Monsieur d’Allonçau, grand aumônier de la cathédrale, avait retiré de la chapelle Sainte Reinette le coffre fermé par plusieurs serrures qui renfermait les archives de cette chapelle, sans qu’aucun des prébendiers de cette chapelle n’ait été présent. Le secrétaire du chapitre lui avait fait l’obligation par acte judiciaire du 16 juillet 1670, de remettre au greffe du chapitre tous les titres et papiers appartenant à cette chapelle. Le grand aumônier refusant d’accéder à la réclamation du chapitre il lui avait été ordonné le 1 août suivant, par le chanoine trésorier de la cathédrale, de se rendre le 2 août, à 7 heures du matin, au domicile de celui-ci pour être entendu en présence de témoins, sur les faits qui lui étaient reprochés. Le dossier de l’affaire étant incomplet, seul un acte qui y était joint, confirmait que les papiers avaient été remis le 16 février 1678 entre les mains de son successeur.

La maison à l’angle de la rue des Clercs et du Petit Paris avait été construite après 1760.

Vers 1770 Messieurs Saintignon et Jobal, tous deux clercs et conseiller à la cour du parlement de Metz, demeuraient avec les 11 autres clercs, à l’hôtel de l’Aumônerie.

En 1778 la rue des Clercs dépendait de la paroisse Saint Gorgon située sur la place d’Armes. Après la démolition de cette église la rue avait été rattachée à l’église Saint Victor place de Chambre, puis par une loi du 17 décembre 1791 à l’église du centre la Cathédrale.

En 1793 la rue des Clercs avait pris le nom de rue Marat. Le même nom avait également été donné à la rue Saint Marcel.

La chapelle Sainte Reinette avait été démolie en 1797.

Le père d’Ambroise Thomas donnait rue des Clercs au commencement du 19ème siècle des leçons de violon.

C’était au n° 15 de la rue que se réunissait, sous la restauration, le cercle dit Royaliste.

Monsieur Artz avait fait construire l’hôtel de l’Europe tenu par monsieur Lejeune qui avait créé en 1838 une maison de plaisance appelée « La Villa » à Longeville.

La ville avait modifié en 1842 l’alignement de la rue. Des trottoirs et un aqueduc avaient été construits en 1848.

Lors de la construction de l’imprimerie Collignon au n° 2, en 1848, il avait été trouvé à 6 mètres de profondeur sous un mur, un vase renfermant des monnaies romaines. Plusieurs maisons reposaient aussi sur des ruines romaines, notamment les n° 15-17-19. Monsieur Pallez imprimeur, avait succédé à monsieur Collignon et avait publié le premier numéro de la revue de l’Austrasie.

Il s’était établi une maison de vente de vêtements d’hommes confectionnés, cause d’une vive agitation chez les tailleurs de vêtements. Le 5 décembre 1844 le magasin avait été dévasté par les ouvriers tailleurs et la police avait été obligée d’intervenir.

L’année suivante un magasin de mode, vendant des articles à la mode de Paris, avait acquis une grande notoriété.

La maison n° 11 ayant un passage sur la rue Nexirue longtemps désigné sous le nom de passage Sers avait été construite pendant les années 1845/46. Elle se composait de quatre corps de bâtiments et de vastes cours. Dans cette grande maison s’était installé le commerce de nouveautés dit « Aux villes de France » tenu par le négociant Groussel-Laumont. Ce commerce était passé en 1878 aux frères Ruelle (Claude, Arthur et René) qui y ajoutèrent un commerce de meubles et de tapisseries aux n° 10 et 12. En 1893 au n° 11 le commerce de meubles et tapisseries était devenu la maison Joseph Aloy.

Cette rue avait toujours été fort commerçante. Monsieur Bompard, ancien maire de Metz, y tenait à l’angle des rues des Clercs et du Petit Paris, un important commerce de draps.

En 1846 un groupe de négociants en draps de Metz avait décidé la fermeture des magasins le dimanche.

En 1848 pour parer à la crise monétaire et à la grève du commerce, un groupe de capitalistes messins avait fondé le comptoir à l’escompte avec pour directeur monsieur Worms. Cet établissement avait duré jusqu’en 1870.

Le premier bazar dit « bazar populaire » avait ouvert ses portes en 1850, faisant fortement baisser les prix du commerce.

A la même période des fouilles faites sur l’emplacement de Sainte Reinette avait amené la découverte de colonnes et de chapiteaux, ainsi que des débris de sculptures et des ossements.

En face du n° 38 à environ 3 mètres de profondeur, une couche de plus de 100 pierres rectangulaires de 14cm sur 9cm avaient servi à la construction d’une muraille romaine, dont une partie subsistait encore en la maison Malherbe en Nexirue.

Collection D. Mahut Collection D. Mahut

Les commerces côté impair

Les commerces en 1936

n° 1 Imprimerie du Messin, n° 3 Hôtel de Metz et Café Continental, n° 5 Parfumerie, coiffeur pour dames, chaussures, n° 7 Pompes funèbres, n° 9 compagnie du gaz, n° 11 nouveautés, Alaska fourrures, Aulner-Thiéry, Imperméables Anca, le Paradis de la soie, n° 13 bijoutier horloger, librairie, n° 15 bijoutier, Unic-Photo, n° 17 Mayer frères meubles, machines à coudre, coiffeuse, brasserie, n° 19 plissés jours et boutons, n° 21 droguerie, n° 23 pâtissier, coiffeur, tabac, n° 23 bis Nancy bar, n° 25 graveur Bogner, n° 27 confiseur.

Année 1913 Année 1914 Année 1949 Année 1895 Année 1914 Année 1920 Année 1920 Année 1923 Année 1923 Année 1923 Année 1926 Année 1627 Année 1927 Année 1930 Année 1930 Année 1931 Année 1934 Année 1960 Année 1915 Vers 1940 Année 1895 Année 1923 Année 1930 Année 1895 Année 1895 Année 1897 Année 1913 Année 1923 Année 1926 Année 1926 Année 1927 Année 1928 Année 1928 Année 1930 Année 1931 Année 1931 Année 1931 Année 1932 Année 1932 Année 1933 Année 1933 Année 1922 Année 1923 Année 1923 Année 1923 Année 1926 Année 1929 Année 1923 Année 1930 Année 1953 Année 1930 Année 1930 Année 1913 Année 1915 Année 1982 Année 1914 Année  1914 Année 1930 Année 1929 Année 1933 Vers 1950 Année 1956 Année 1914 Année 1927


Les commerces côté pair

Les commerces en 1936

n° 2 banque BNCI, n° 4 Grand Hôtel anciennement Hôtel de l’Europe, n° 4bis bonneterie la Confortable, chaussures, n° 6 chaussures, cordonnier, n° 8 imperméables Anca, Galin articles de bureau, n° 10 Au vieux Chêne meubles, Aulner-Thiéry TSF salle d’audition, grands Moulins de Strasbourg succursale, n° 10 bis lingerie, n° 12 modes, Bémer accordeur de pianos, librairie catholique Hocquard, pâtissier, n° 14-16 Le Lorrain, n° 20 coiffeuse pour dames, n° 22 tabac, n° 24 Hôtel La Fayette, n° 30 dépôt Galin, n° 32 corporation agricole de la Moselle, journal « la terre Lorraine », école Pigier, n° 34 boulangerie-pâtisserie Doyotte, cafetier, libraire, école de langues Berlitz-School, n° 36 modes, charcuterie, n° 38 Hôtel de la Poste, café Walsheim, n° 40 crèmerie d’Isigny, n° 42 machines à écrire Maton, n° 44 Chemiserie Moderne.

Année 1926 Année 1930 Année 1930 Année 1957 Année 1913 Année  1914 Année 1931 Année 1933 Année 1963 Année 1930 Année 1930 Année 1951 Année 1910 Année  1914 Vers 1950/1960 Année 1897 Année 1922 Année 1926 Année 1957 Année 1910 Année 1913 Année 1913 Année 1923 Année 1930 Année 1930 Année 1931 - Journaux vendus pour emballages Année 1931 Année 1933 Vers 1940 Année 1945/46 Année 1961 Année 1927 Année 1928 Année 1929 Année 1930 Année 1938 Année 1928 Année 1982 Année 1922 Année 1923 Année 1927

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