Rue Serpenoise

L’actuelle rue Serpenoise était autrefois partagée en trois rues distinctes.

  • La partie allant de la rue Ladoucette à la rue Chaplerue se nommait rue du Porte Enseigne rappelant un nom d’hôtel situé dans cette rue.
  • De la rue Chaplerue à la Bonne Ruelle la rue portait le nom de rue de la Vieille Boucherie.
  • De la Bonne Ruelle jusqu’à la rue de l’Esplanade c’était la grande rue de porte Serpenoise qui se continuait probablement au-delà jusque vers les remparts.

Un arrêté du maire de Metz daté de juillet 1852 avait donné à l’ensemble des trois rues le nom de rue Serpenoise.

Rue Porte Enseigne

Fin du 16ème siècle le sieur Clausquin de Chirchamps était l’hôtelier du Porte Enseigne. Vers 1730 avait été donné un ordre de démolition de la façade du Porte Enseigne. Cet immeuble se trouvait à l’angle des rues Chaplerue et Porte Enseigne.

En 1652 l’hôtel de la Croix d’Or à l’angle des rues Serpenoise et tête d’Or qui était tenu par le sieur Lombard, avait été démoli en 1868. La rue était aussi appelée rue de la Croix d’Or en raison de la présence de cet hôtel.

Les maisons de la rue du Porte Enseigne dépendaient de la paroisse Saint Martin.

Rue Vieille Boucherie

La rue était déjà mentionnée dans des actes du 13ème siècle.

Un acte de 1301 cite une maison située devant le puits qui se trouvait sur la place aux Fevres. Cette place était située à l’angle de la Bonne Ruelle et de la rue Serpenoise.

En 1314 la rue était dénommée ruelle, en 1396 probablement suite à des travaux d’élargissement elle avait pris le nom de grande rue de Vies Bucherie.

En 1346 les bouchers de la rue s’étaient plaints de la sévérité des Treize à l’égard de leur corporation. Huguenon le boucher avait organisé avec sa confrérie, une rébellion contre ceux-ci et contre le maître échevin. Huguenon et son frère avaient été condamnés et noyés au moyen pont des morts, les autres révoltés ayant été bannis pour 20 ans.

Vers 1420 les maisons situées en Viez Bucherie sur le tour (l’angle) de la rue de Lansuelt (Lancieu) étaient habitées presque exclusivement par des bouchers, dont les entrées se trouvaient en face de la place aux Fevres. En 1445 description d’une maison avec grange et tout le ressaige (c'est-à-dire toutes les aisances et dépendances).

Avant 1750 les bouchers ne pouvaient s’établir à Metz que dans les maisons affectées à l’exercice de leur profession. Deux marchands bouchers les sieurs Jean Legoullon et François Legros avaient voulu enfreindre la réglementation de la boucherie à Metz. La communauté des marchands bouchers avait présenté une requête au parlement de Metz contre les agissements des deux bouchers.

A la suite de cette démarche en 1753 le parlement avait rendu un arrêt par lequel il défendait à tous les bouchers de Metz d’exposer en vente ou de débiter aucune viande ailleurs que dans les maisons communément appelées maxels ou magies et qui étaient situées dans les rues :

  • Vieille Boucherie (10 à 15 maxels étaient situées en Vieille Boucherie)
  • boucherie de Port Sailly
  • boucherie de la porte des Allemands
  • au Quarteau

Dans la grande rue de la ville neuve appelé fort de la double couronne (rue de Paris) deux nouvelles boucheries avaient été créées par ce même arrêt.

Grande rue de Porte Serpenoise

Vers le 14/15ème siècle le sieur Jacques de Pargney habitait dans une grande maison de cette rue, à côté de la grange située en Bourguignon ruelle. Toutes les maisons ou remises de jardins construites sur une voûte selon le système appelé « loies Pargney » se trouvaient devant et derrière sa maison jusqu’à la grange en Bourguignon ruelle. Deux autres maisons situées sur la place des tonneliers semblaient proches des habitations dites « loies Pargney ». Vers 1450 la grand rue de porte Serpenoise était dite sur la cour de Bourguignon ruelle.

L’abbaye Saint Symphorien possédait dans cette rue une maison dite la grande maison de Saint Symphorien où vers 1470 y avait logé un cardinal. Un jardin clos de mur appartenant à l’abbaye était situé près de l’ancienne porte Serpenoise. Dans ce jardin avait existé une tour ronde abattue au 14ème siècle.

Requête en 1570 pour trouver à qui incombait la dépense des frais de pavage de la ruelle située vis-à-vis de la grande rue Serpenoise dans laquelle les chanoines de la cathédrale passaient pour se rendre dans la rue du Porte Enseigne. Lors de l’enquête Bastien la Mollue, paveur habitant la rue de la Haie, avait déclaré que depuis 20 ans il avait pavé 3 ou 4 fois la grande rue vis-à-vis du Porte Enseigne. Pierre Thise, paveur habitant la rue du pont à Seille avait déclaré ne pas savoir qui devait payer le pavage de la ruelle, pavage qu’il n’avait jamais vu. Le dossier ne renfermait aucune autre pièce faisant connaître la suite de cette affaire.

Une maison en 1584 était située en la grande rue à l’angle de la rue de Force près la citadelle (angle de Serpenoise et de la place Royale).

Le couvent des Precheresses situé rue Dupont des Loges, dont l’entrée donnait dans la rue Serpenoise conduisant jusqu’à la cour de leur église, avait vendu une partie de la maison donnant dans cette rue au début du 17ème siècle. Vers 1750 il y pendait l’enseigne du Comte de Gisors.

Par ordonnance du 6 septembre 1737, le bureau des finances poursuivait la démolition des façades pour élargir la rue.

La maison n° 51 avait appartenu à Philippe Guise l’artiste messin qui avait construit la rampe en fer du palais de justice et qui avec l’aide de son père avait doté Metz des belles grilles de l’hôtel de ville. En 1787 cette maison était devenue la propriété de Monsieur Hérard, relieur.

L’élégant balcon en fer forgé qu’on remarquait sur la façade de la maison Hérard était agrémenté d’un médaillon en fer forgé représentant Vulcain. Ce médaillon avait été descellé pendant une nuit vers 1860/70 et n’avait jamais été retrouvé. Il avait été ensuite reproduit en fonte pour remplacer le médaillon volé.

Début du 19ème siècle le café des Redoutes était tenu par le sieur Pierron, restaurateur limonadier.

La salle Serpenoise aussi appelée salle Turc, était un vaste local à l’extrémité de la rue où se tenaient les réunions, bals, fêtes, etc... Le 14 juillet 1838 des gardes nationaux y étaient venus banqueter. Une imprimerie s’était installée par la suite dans cette salle.

En juillet 1852 les trois rues avaient été regroupées en une seule rue sous le nom de rue Serpenoise.

Rue Serpenoise

Collection D. Mahut Collection D. Mahut
Collection D. Mahut

La maison n° 13/15 reconstruite en 1855 était l’une des belles maisons de Metz.

En 1860 la ville avait prévu un nouveau plan d’alignement avec une largeur de 11 mètres et avait dépensé 10.000 francs pour l’installation de candélabres à gaz.

La police avait fait démolir un dimanche de janvier 1874, la façade d’une maison de la rue par des ouvriers qu’elle avait requis, sous prétexte que cette maison qui faisait saillie sur la voie publique menaçait ruine.

Année 1915, dans les anciens locaux d'un cinémaD’après la publicité Gabriel et Cie, datée de 1915, au n° 43/45 dans la cour, cette entreprise occupait les locaux d’un ancien cinéma.

Magasin UniprixVers 1930 le magasin UNIPRIX était situé à l’angle des rues de l’Esplanade et Serpenoise.

Les commerces en 1936 étaient les suivants :

Côté impair

N° 1 Café sur le pouce (devenu le Coup d’œil), n° 3 fruits et légumes Mayol, n° 5 Fourrures Au Castor, n° 7 Paris-Fourrures, n° 9 Grand Café Windsor, n° 11 Chaussures Cordonnerie universelle, n° 13 bonneterie Picard, n° 15 fleuriste au Cyclamen, n° 17 le Républicain Lorrain, Chaussures, n° 19 Chapellerie Gondolff, n° 21 fourrures Beller, n° 23 à 31 machines à coudre Singer, épicerie Sanal, charcuterie Aubugeau, chemisier Renolleau, n° 33 à 37 cinéma Palace, n° 39 pâtisserie, n° 41 chaussures, n° 43/45 café du Palace, au petit Palais nouveautés, maison arrière photographe Modern Studio, n° 47/49 Galerie d’art Louyot, n° 51 ornements d’église Denis, n° 53 Pharmacie, n° 55 Hôtel du Luxembourg, n° 57/59 Société générale alsacienne de banque, n° 63 Prisunic.

Année 1895 Année 1914 Année 1915 Année 1926 Année 1936 Année 1914 Année 1957 Année 1907 Année 1910 Année 1914 Année 1914 Année 1918 Année 1922 Vers 1920 Année 1922 Année 1923 Année 1933 Année 1954. Un incendie a détruit les bureaux le 9 juillet 1980 Année 1946 Année 1913 Vers 1920 Année 1923 Année 1926 Année 1926 Année 1927 Année 1951 Vers 1920 Année 1928 Année 1935 Vers 1935 Année 1935 Vers 1935 Vers 1950 Année 1923 Année 1930 Année 1945 Année 1955 Année 1933 Année 1935 Année 1910 Année 1914 Année 1914 Année 1914 Année 1914 Année 1918 Vers 1940 Année 1914 Année 1914 Année 1929 Année 1932 Année 1933 Année 1933 Année 1945/46 Vers 1950 Année 1914 Année 1915 Année 1915 Année 1951 Année 1895 Année 1930 Année 1913 Année 1930 Année 1951 Année 1913 Année 1911 Année 1914 Année 1920 Année 1922 Année 1925 Année 1933 Année 1913 Année 1922 Année 1926

Côté pair

N° 2 bijouterie, n° 4/6 Crédit Lyonnais, n° 8 Mag-est, au premier étage Olympia-Dancing, n° 12 comestibles Dérozier, n° 14/16 Mag-est, confiserie Bazin, n° 18 modes, n° 20 chaussures Bata, n° 22 les Ondes Lorraines, n° 24 produits de régime Kateko, n° 26 confections, n° 30 bijoutier horloger, n° 32/34 pharmacie Corhumel, n° 36 pâtisserie Bazin, n° 38 opticien Jager, chocolat Stanislas, n° 40/42 Grandes galeries de Metz confection pour dames, n° 44 Galeries Modernes, N° 46 Mode Francine, n° 48 Brahms confection pour dames, n° 50 A l’Homme de Fer café torréfié, n° 52 Boulangerie Parisienne Quilloué, n° 58 Belle Bergère confections pour hommes, Paris-Metz confections pour dames, n° 60 à la ville de Mulhouse, chaussures Richon, n° 62 Lion frères literie, n° 64 Lacroix & Cie confections, n° 66 fruits et légumes Mayol, Teintureries réunies.

Année 1926 Année 1927 Année 1913 Année 1914 Année 1915 Année 1932 Année 1932 Année 1914 Année 1915 Année 1929 Année 1929 Année 1931 Année 1951 Année 1962 nnée 1913 Année 1914 Année 1914 Année 1914 Année 1929 Année 1928 Année 1928 Année 1930 Année 1922 Année 1933 Année 1913 Année 1922 Année 1930 Année 1931 Année 1914 Année 1933 Année 1927 Année 1915 Année 1926 Année 1959 Année 1913 Année 1957 Année 1926 Année 1919 Année 1923 Année 1929 Année 1930 Année 1923

Dans les années 1950/60 le trottoir côté du Républicain Lorrain était le rendez-vous de la jeunesse qui se retrouvait sur ce trottoir et non pas sur le trottoir opposé. Cela s’appelait faire la rue Serp.

Marchand de marrons vers 1904/1905Les jeunes gens arrivaient avec le trolleybus pour les plus proches, avec les rapides de Lorraine pour les autres. La gare des autobus occupait une grande partie de la place de la République.

Bien souvent le premier magasin qui accueillait tous ces employés et ces acheteurs était le Prisunic à l’angle des rues de l’Esplanade et Serpenoise. A l’autre bout de la rue, sous un porche d’entrée se trouvait une guérite en bois avec à l’intérieur une personne qui vendait des billets de loterie.

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loulette

le grand magasin ,à l'angle de l'Esplanade et du début de la rue Serpenoise, se nommait à l'époque l'Uniprix, si je ne me trompe pas, il a changé de nom par la suite.Sur la photo, que j'ai retrouvée dans mes archives il y a un petit Monsieur en blouse grise, (sur l'arrière de la photo) c'est mon gran-père Guillaume ( Willie) Endebrock ,qui était l'homme à tout faire, pour réparations diverses et surtout entretenir l'escalier roulant en lattes de bois à l'époque. Le mécanisme était délicat et ayant travaillé en Allemagne, à Berlin, comme conducteur de tramway, il connaissait bien la mécanique.C'est la guerre de 14/18qui l'a retenu en allemagne, pendant un certain temps, et l'avait même privé de sa famille, sa femme et ses deux filles, dont l'une était ma maman.Après les hostilités, il a pu revenir en Lorraine redeveue française.

loulette samedi, 1 mai 2010 - 18:15

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