Rue de la Gendarmerie

Cette rue se trouvaient entre la rue Saint Henry et le rempart Saint Thiebault.

Autrefois elle communiquait entre le champ à Seille et la poterne des Repenties située à l'extrémité de la rue.

Elle avait porté autrefois le nom de rue des Célestins avec un cul de sac du même nom et un autre cul de sac des Madeleines.

Un rempart établi en 1552 fermait cette rue ainsi que celle des Augustins et c'était en 1740 que le dégagement avait été créé lors de l'établissement de la rue d'Asfeld et de la place Saint Thiebault.

Vis à vis de la rue Saint Thiebault (rue du père Potot) se trouvait une ruelle dite des Célestins qui séparait les couvents des Célestins et des Madeleines en aboutissant à l'emplacement de la rue d'Asfeld. Cette ruelle avait été supprimée lors de la création de la rue d'Asfeld.

Les Célestins

Le couvent des Célestins occupait presque tout le terrain situé entre la rue du Cambout et la rue d'Asfeld. L'église qui comprenait six travées avait été construite en 1373 et servait avec le cloitre de sépulture à la noblesse messine.

Le Roi ayant donné aux Célestins un grand terrain provenant des fossés de la ville, ils avaient agrandi leur jardin et reconstruit leur couvent.

Ruinés par les frais de reconstruction du couvent, les Célestins avaient été supprimés en 1774.

Un magasin pour effets militaires avait été établi dans le couvent qui fut vendu en 1791 pour y créer l'auberge de la côte de Delme. En 1812 racheté par l'état les locaux du couvent avaient été transformés en arsenal du génie les forges étant installées dans l'église.

L'église avait été démolie en 1863.

Couvent des Madeleines

Les repenties ou Madeleines, religieuses de la pénitence, s'étaient installées au XIIIème siècle rue Saint Thiebault (rue du père Potot), près du cimetière de l'hôpital Saint Nicolas. Leur église était dédiée à Sainte Marie Madeleine. Après le siège de 1444, leur monastère avait été cédé aux chanoines de Saint Thiebault dont les bâtiments situés devant la porte Saint Thiebault, avaient été détruits pendant le siège.

Les religieuses s'étaient alors installées dans l'ancien cimetière des Célestins, rue actuelle de la Gendarmerie. Une église à une nef fut construite à l'emplacement d'une chapelle dédiée à Sainte Elisabeth. Leur nouveau couvent avec un cloitre remarquable, avait son entrée rue de la Gendarmerie.

Le couvent réformé en 1617, les religieuses prirent en 1664 le nom de chanoinesses de Sainte Marie Madeleine pour l'éducation des jeunes filles nobles.

Lors de la création de la rue d'Asfeld en 1740, sur l'ancienne enceinte de leur couvent, les sœurs avaient cédé une partie de leur jardin faisant communiquer le cul de sac des Madeleines avec la rue d'Asfeld. En compensation elles reçurent un terrain à l'angle de la rue, où elles construisirent une maison destinée à être mise en location.

Après la révolution leur maison était devenue une caserne de gendarmerie.

L'église avait été démolie en 1866. Lors de fouilles faites en 1867, une muraille de 10 mètres de long avec des contreforts, aurait peut-être été l'ancien mur de clôture du couvent. A l'angle était retrouvé un puits d'un mètre de diamètre ainsi qu'un gros mur vis à vis du n° 5 de la rue.

La gendarmerie

La gendarmerie avait été construite en 1805 à l'emplacement du couvent des Madeleines, à l'angle de la rue de la Gendarmerie et de la rue d'Asfeld. Après 1870 dans les locaux de la gendarmerie et dans ceux des Célestins devenu arsenal du génie, avaient été logés un bataillon de pionniers.

L'hôpital Sainte Blandine

Après 1895 l'hôpital des sœurs Blandine s'était installé dans la caserne de gendarmerie. Vers 1910 de nouvelles constructions avaient agrandi l'hôpital. Finalement cet hôpital avait été créé sur l'ancien emplacement du couvent des Madeleines.


Au printemps 1764 les riverains se plaignaient de l'état de l'égout attenant au portail de l'église des Célestins. Cet égout servait à l'écoulement des eaux de la rue d'Asfeld et de la place Saint Thiebault. Le pavé de la rue était également en mauvais état et devait être remplacé. Une partie des travaux était à la charge des riverains, l'autre partie étant payée par la ville. Le remplacement des pavés avait été fait en 1765.

En 1870 au n° 2bis était le logement des employés du génie, au n° 4 la caserne des ouvriers du génie, au n° 4bis la gendarmerie.

En 1900 la rue avait été prolongée pour aboutir à l'avenue Foch.

Commerces en 1936

coislin-gendarmerie_-_17.jpgN° 3 bijouterie, n° 7 maréchal ferrant, n° 15 union des sociétés des aviculteurs de la Moselle, n° 2 laiterie, n° 6/8 clinique Sainte Blandine.




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