Rue Saint Gengoulf

De la rue Châtillon à la place Saint Martin.

Le nom actuel rappelle l'église Saint Gengoulf, proche de la chapelle Sainte Glossinde, qui faisait face à cette rue.

Cette rue s'est aussi appelée rue des prisons bourgeoises en raison de la prison bourgeoise construite derrière la prison militaire.

En 1285 la rue était déjà citée sous le nom de Saint Gegout.

Au XIVème siècle dans cette rue existait une étuve pour femmes.

Au XVème et XVIème siècle la rue Saint Gengoulf était aussi dénommée rue des tonneliers.

Le chapitre de la cathédrale en 1570 avait laissé à bail pour une durée de 80 ans à Collignon Thiebault une maison située dans cette rue. En 1582 il avait loué une maison de la rue à Gaspard Gillot pour une durée de 60 ans.

En 1609 une maison de la rue avait une issue par l'arrière en la rue de la crête.

Vers 1650 une maison appartenant à la cathédrale, se trouvait en la rue neuve Saint Gengoulf près des trois boulangers. En 1665 des notables se réunissaient à proximité de celle-ci pour fonder une maison de propagation de la foi servant de refuge aux protestants, dotée des biens de la maladrerie de Longeau. Les frères de la doctrine chrétienne y installèrent plus tard une école.

A côté de la maison de la propagation de la foi existait la prison bourgeoise ou maison d'arrêt construite vers 1700 derrière la prison militaire.

Les sœurs de la doctrine chrétienne (Rue de la Crête ou Dupont des Loges) avait fait construire en 1737 à l'arrière de leur maison une chapelle aboutissant dans la rue neuve Saint Gengoulf.

En février 1737 des immeubles de la rue étaient à acquérir pour établir une communication entre la place Saint Gengoulf et le rempart (rue Chatillon) ainsi qu'une autre rue depuis l'église Saint Gengoulf jusqu'au couvent des Madeleines (rue Maurice Barrès).

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- Les maisons et terrains concernés étaient le jardin de la maison curiale de Saint Gengoulf, - une maison servant de magasin appartenant à l'abbaye Sainte Glossinde située sur la rue Saint Gengoulf ainsi qu'une autre maison également à Sainte Glossinde, - également une maison ayant appartenue à l'abbaye de Gorze.

En 1738 le curé de l'église s'engage à faire bâtir sa cure entre le magasin à poudre situé dans la rue Saint Gengoulf, et l'ancienne maison curiale contigüe à l'église paroissiale, dans les deux ans à partir de l'achèvement des remblais du rempart.

Un magasin d'artillerie fut construit à l'emplacement du magasin à poudre.

En septembre 1739 dans la rue Saint Gengoulf, l'égout près du magasin à poudre ne pouvait plus servir à l'écoulement des eaux en raison du comblement des fossés de la porte Saint Thiébault. Une pente convenable était à aménager pour envoyer les eaux dans l'égout de Saint Martin.

En 1794 on enfermait des prêtres dans la prison délabrée qui sera reconstruite en 1829.

L'alignement de cette rue avait été modifié en 1817.

En 1870 au n° 9 se trouvait Sainte Chrétienne, au n°17 le magasin à pompes de la ville, au n° 40 l'établissement militaire.

La rue en 1900 avait été élargie et rectifiée depuis la place Saint Martin et prolongée à travers le pâté de maisons.

En 1936 on trouvait au n° 1 l'association des mutilés et réformés de la Lorraine, n° 9 à 13 pensionnat Sainte Chrétienne, n° 4 café Saint Martin.

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