Rue Fournirue

La rue Fournirue depuis la place d'Armes, face à la cathédrale, descend jusqu'à la place des Paraiges.

D'après Chabert le nom de Fournirue rappellerait les fourneaux dont se servaient les orfèvres pour confectionner de riches bijoux et des ornements d'église.

Cette origine qui est contestée, indiquerait l'existence au moyen âge d'une industrie ayant donnée son nom à la rue. La fabrication d'armes blanches remontant au XIIIème siècle, était la profession de fourbisseurs dont la rue aurait pu prendre à l'origine le nom de rue des Fourbisseurs.

De 1236 à 1779, le nom de la rue a été orthographié de différentes façons soit Freneirue, Feirneirue, Fornelrue, Furnirue, Feirnerue, Furneirue, Forneirue, Freneiruwe, Freuneurue, Freney-ruwe, Freineyrwe, Fournerue, Fournelrue, Fornerue, Fournyrue, Fournirue.

Le carrefour des rues Fournirue et Taison était le point de jonction des mairies de porte Mazelle, de Port-Saillis, d'oultre Moselle.

Vers 1310 se trouvaient rue Fournirue des maigeniers, une catégorie d'ouvriers qui travaillaient le cuivre. Au XVIIème siècle le nom de maigenier avait été changé en celui de magnier.

Vers 1320 un incendie dont le départ de feu était inconnu, avait causé de grands dégâts en Saulnerie ainsi qu'en Fournirue.

L'année 1393 une maison était dite faire le tour du carrefour des rues Fournirue et de petite Boucherie.

Le 8 juin 1427 cinq membres d'anciennes familles messines avaient été nommés escolaitres (un écolâtre était un prêtre enseignant la théologie ) de la cathédrale. Noblement vêtus de rouge avec des éperons dorés, à cheval, ils paradaient dans la ville. Ils avaient offert à la cathédrale une couronne en cire décorée de fleurs.

Vers 1438 Hanrion était tailleur d'images dans la rue Fournelrue où habitait également un chirurgien.

Vers 1470 Thiebault était propriétaire d'une maison au contour de la ruelle derrière l'église Saint Gorgon.

Le matin du 4 mai 1492 avaient été trouvé dans la rue un paquet de dix exemplaires d'un pamphlet dirigé contre 26 seigneurs de la cité accusés d'exactions.

Un orfèvre proche de la rue Taison avait reconstruit la grange, derrière sa maison, détruite par un incendie vers 1520.

La maison des têtes

La façade d'une maison en bas de Fournirue d'architecture bourgeoise datait de l'époque du XVIème siècle. Dans son arrière-cour se trouvait une maison avec un écusson portant la date de 1529 placé au dessus d'une porte très basse donnant dans cette cour. Une autre porte se trouvant au bout d'un petit couloir, était ornée dans sa partie supérieure, d'un décor représentant une scène de combat entre des hommes et des lions. Les fenêtres de cette maison étaient encadrées de moulures surmontées de médaillons carrés d'où émergeaient des bustes sculptés. Un coutelier orthopédiste, monsieur Theveny avait habité cette maison située au n° 33, qui aurait été l'ancien hôtel de la famille Lohier dont un des membres appelé Louis y aurait vécu en 1393.

L'hôtel de la pomme d'or

Cet hôtel donnant dans la petite Jurue devant la chapelle Saint Genest, était habité par un sieur Frantz en 1539. Il avait appartenu auparavant à Samuel Morel, à Rollin Domangin puis à Paul de Serrières qui l'avait loué au sieur Frantz.

Vers 1580 Jean Vernier, potier d'étain demeurait dans une maison en Fournirue avec issue en Jurue. Cette maison était restée la demeure de potiers d'étain pendant très longtemps.

Un siècle plus tard Jean Collignon, potier d'étain, et Jean Dorois, orfèvre, possédaient chacun une maison de chaque côté de la pomme d'or.

Coutume

Au carrefour de Fournirue et de la rue de Ladoucette, le 25 août jour de la fête des tonneliers, leur cortège s'arrêtait et le maitre de la corporation invitait les servantes des quatre maisons du carrefour, leur balai à la main. Les appelant "pucelles" il leur disait vous avez bien fait votre travail. Ensuite les tonneliers se réunissaient à l'hôtel des Treize, pour déguster un repas en remerciement de leur aide lors des incendies.

La maison située à l'angle de la rue Taison au n° 36 avec une petite fenêtre d'angle, datait du XVIème siècle. Dans l'étroite entrée un escalier tournant en pierre conduisait à une chambre souvent louée à des célibataires. Elle était désignée sous le nom de tour de Nesle.

Dans une maison appartenant aux héritiers de Philippe de Vigneulles, située entre les rues Taison et du Loup (entrée de la rue de la Princerie), résidait Paul Ferry avec son gendre Jean Duvivier. Le 18 mai 1636 lors du décès de son épouse, Paul ferry était domicilié en Fournirue.

Jean Jacques Boissard né à Besançon, décédé en 1602 à Metz, poète et archéologue s'était installé et marié à Metz pour y publier ses travaux. La façade de la maison Boissard en haut de Fournirue avait été dessinée par le peintre Migette avant d'être détruite.

En haut de Fournirue, proche du palais des Treize, se trouvait une pierre taillée sur laquelle le maitre échevin lisait les plaids annaux (ordonnances et règlements) ce qui s'appelait huchier sur la pierre. Après lecture les maires des trois mairies de Metz demandaient au maitre échevin de bénir les plaids, ce qui était fait en grandes pompes au nom de Dieu et de Saint Etienne. Cette pierre avait disparu en 1755.

Vers 1700 l'enseigne "à la fleur de lys" était située dans la rue.

En 1725 la maison n°16 appartenait aux demoiselles Bancelin. Avec une avancée d'environ quatre pieds, qui portait préjudice à la visibilité de l'entrée de la boutique voisine, le propriétaire de celle-ci demandait la démolition de cette avancée. D'autre part l'enseigne enlevait la lumière de la chambre haute d'un appartement. Dans la cas éventuel d'un incendie celui-ci serait difficilement maitrisable en raison du mauvais état du bois soutenant l'enseigne. La démolition était demandée dans les trois jours.

La Fournirue comptait 70 maisons, 22 appartenant à la cathédrale, 6 à saint Sauveur, 1 à Saint Gorgon et 1 à Saint Thiebault.

La rue avait été élargie en 1751 du côté de la rue de Ladoucette et abaissée en 1755 pour une mise à niveau avec la place d'Armes.

La maison attenant à l'hôtel de ville avait été construite sur l'emplacement du cimetière de l'église Saint Gorgon, la cour des pompiers se trouvant à la place de l'église. Vers 1770 elle était occupée par un bijoutier.

En 1788 le pavé réparé au haut de Fournirue avait supprimé le passage des eaux qui auparavant s'écoulaient dans le ruisseau situé vis à vis de la cathédrale. Il n'existait plus de pente et il était nécessaire de démonter les pavés pour rétablir la libre circulation de l'eau.

Par contre la reconstruction en 1791 des pavés au bas de la rue avait causé l'inondation de la pâtisserie du sieur Girard. Une charrette à deux roues chargée de sel, en raison de l'inondation, s'était renversée sur les pavés, ne gênant aucunement les paveurs qui avaient continué la pose des pavés.

Le haut de Fournirue avait encore été abaissé en 1813 amenant la découverte d'une statue et de diverses pierres sculptées. Dans la maison occupée par une pharmacie, un piédestal avait également été trouvé.

Vers 1830 face à la rue de la Princerie des fouilles avaient permis la découverte d'un dallage romain et des futs de colonnes pouvant provenir d'une porte monumentale.

En 1836 création d'une imagerie semblable à celle d'Epinal.

Mr Rockel, lampiste, avait inventé en 1845 une lampe destinée à l'éclairage des commerces.

En 1849 un épicier déclarait avoir découvert dans une statue de la Vierge des bruits mystérieux qui s'y produisaient. Pour avoir accès à la statue les clients affluaient au magasin. La supercherie ayant été découverte, l'épicier avait été obligé de fermer sa boutique pour échapper à la fureur des clients bafoués.

Un opticien de Fournirue avait inventé en 1849 un télégraphe électrique dont l'application pourrait remplacer le télégraphe de Chappe.

En 1858 découverte d'un bas relief représentant Hercule enfant dans une niche ainsi qu'une pierre sculptée d'une femme en loge romaine. A l'angle de la rue Taison une pierre rectangulaire servant de socle à des statues était accompagnée de débris de jambes, bras, draperies.

Année 1936, les nombreux commerces

N° 1/3 Voelck-esch, n° 5 voitures d'enfants, n° 7 torréfacteur de café, n° parapluies, n° 11 épicerie les Eco, n° 13 bazar central, n° 17 parfumerie, n° 17 bis fourrures "à l'ours blanc", n° 19 café torréfié, n° 21 chaussures, n° 23 bis bonneterie, n° 25 chaussures, n° 27 modes, n° 29 Maroquinerie, n° 31 fourrures, n° 33 la bonne presse, n° 35 chaussures, n° 37 épicerie les Eco, n° 39 boucherie, n° 41 bonneterie "au soldeur de Metz", n° 43 boucherie, n° 45 comestibles, n° 47 fruits et légumes, n° 49 fabricant de confit, n° 51 papeterie, n° 53 entreprise d'électricité, n° 55 tabac, n° 57/59 bijoutier, n° 61 confiseur pâtissier, n° 63 boucherie, n° 65 papeterie, n° 67 tailleur, n° 69 bonneterie et librairie "la libre Lorraine" ,

année 1918 année 1982 année 1913 année 1918 année 1926 année 1930 année 1950 année 1897 année 1929 année 1923 année 1897 année 1913

N° 2 confiserie, n° 4 modes, n° 6/8 broderies pour trousseaux et corsets "Mireille", n° 10 bijouterie, n° 12 optique Remoissenet, n° 14 boucherie, n° 16 la grande maison du blanc, n° 18 confiserie, n° 20 confection pour hommes, n° 24/26 bonneterie, n° 28 bijoutier horloger, n° 30 bandagiste, n° 32 bijoutier, n° 34 chapelier, n° 36 "Paris qui chante" phonographes et disques, n° 38/40 café au point central, n° 42 pâtissier confiseur, n° 44/48 quincaillerie anciens établissements Jules Weber, n° 50 chapelier, n° 52 confiserie Mélère, n° 54 boulangerie, n° 56 confection pour dames, n° 58 modes, n° 60 boucherie messine, n° 62 fromages en gros, n° 62 bis coutellerie, n° 64 salon Mathilde coiffeuse pour dames, n° 66/68 bicyclettes, n° 70 dentelles, n° 72 cafetier, n° 76 boulangerie, n° 78 papiers peints, n° 80 boulangerie, n° 82 pâtissier confiseur, n° 84 chaussures, n° 86 boucherie, n° 88 droguerie herboristerie.

année 1926 année 1928 année 1913 année 1929 année 1931 année 1957 année 1932 année 1938 année 1895 année 1926 année 1895 année 1913 année 1913 année 1919 année 1923 année 1923 année 1932
année 1933 année 1933 année 1961 année 1928 année 1913 année 1982 année 1982 année 1927 année 1895 année 1913 année 1928 année 1929 année 1967



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