Rue Dupont des Loges

De la Chaplerue à la place Sainte Glossinde, cette rue s'appelait autrefois rue de la Crête.

La rue de la Crête rappelle la maison de la Croste qui au XIIème siècle était l'ancien palais des évêques. Aussi dénommé Cour de Vic ou Cour l'Evêque, ce palais dépendait du temporal des évêques à Vic.

Plus tard la partie comprise entre la Chaplerue et la rue du Coëtlosquet se nommait rue des Prêcheresses, et la partie allant de la rue du Coëtlosquet à la place Sainte Glossinde avait pris le nom de rue des Carmélites. Une partie comprise entre la rue Chaplerue et la rue du Lancieu avait porté le nom de rue de Clairvaux.

Le nom de rue de l'évêché lui avait été attribué en 1854 alors que la rue qui s'arrêtait au niveau de la Chaplerue, avait été prolongée jusqu'à la rue Tête d'Or.

En 1919 elle avait pris le nom de rue Dupont des Loges, évêque de Metz.

Le monastère des Prêcheresses

Le monastère des Prêcheresses avait été fondé en 1278 à l'emplacement de la Cour de Vic.

La maison occupait tout le terrain entre les rues Serpenoise et des Prêcheresses, depuis la rue de l'Esplanade (actuellement Coëtlosquet) jusqu'à la rue du Lancieu.

Ce couvent dont l'église n'avait qu'une nef, était très vaste et les bâtiments construits au XIIIème siècle existaient encore en 1770.

Le terrain des Prêcheresses avait été réduit lors de la création de la citadelle.

L'église des Prêcheresses avait été vendue en 1792 et transformée en magasin et écurie avec manège.

Le couvent des Prêcheresses avait dans un premier temps été remplacé par une école de dessin, puis affecté à une école communale. En 1884 cette école avait été démolie et une nouvelle école municipale au n° 23 avait été construite à l'emplacement du couvent.


Le 10 février 1298 la dame Vibour, sœur de Willaume de la Cour, habitant dans sa maison, à côté de celle de la Cratte (ou Croste), avait fait de nombreux legs pour les anniversaires de ses parents.

Vers 1350 le sieur Jakemin fils d'alexandre Cuer de Fer et le sieur Marchandel, drapier, habitaient dans la rue de la Crate ou Croste. L'abbé de Belpré habitait la maison dite la Craste.

En 1467 une maison située en la rue des Prêcheresses était dite maison Saint Pierremont.

En mars 1565 une maison située rue de la Crête avait été démolie pour la construction de la citadelle.

Les Carmélites

Les carmélites étaient arrivées à Metz en 1623 près des hauts de Sainte Croix. En 1626 elles avaient fondé un monastère rue de la Crête, avec église, cloitre et jardin.

Les carmélites avaient acheté au mois de janvier 1693 à l'abbaye de Villers Bettnach, une centaine d'arbres au prix de 4 escalins le chêne (monnaie des Pays Bas et de Suisse). Ce bois avait servi à exécuter diverses réparations au monastère de la rue de la Crête.

Après la révolution, en 1807 dans le couvent des Carmélites, avait été installée une école pour enfants pauvres aux n° 52 à 58, tenue par les sœurs de Sainte Chrétienne, dont la fondatrice était madame de Méjanès. Leur maison occupait tout l'emplacement entre les rues de la Crête et de Saint Gengoulf. L'école avait fermé en 2003.


En 1623 Abraham Petitjean établi près des carmélites, avait pour enseigne : Au plat d'étain.

Le 22 novembre 1644 le couvent des Célestins avait acquis une petite grangette qui se trouvait dans la rue de la Crête.

Anthoine Goussaud, écuyer conseiller du roi, commissaire ordinaire des guerres, était propriétaire d'une maison faisant le contour de la petite ruelle qui aboutissait sur la rue des Prêcheresses. En juin 1697 il avait demandé l'autorisation d'y faire quelques transformations au niveau des fenêtres et de la porte d'entrée.

Entre la rue de L'Esplanade (Coëtlosquet) et les Précheresses un jeu de paume existait au XVIIème siècle.

Vers 1720 la compagnie des notaires de Metz avait acheté une maison de la rue pour y installer les maitres des amans. Celle-ci avait été revendue après 1870.

La rue des Prêcheresses avait en septembre 1737 été élargie du côté du couvent dans la partie qui avoisinait la citadelle.

Les frères Monard, frères jumeaux, tous deux médecins principaux de l'armée, étant décédés vers 1880 dans la maison voisine de l'église des Prêcheresses, avaient légué leur maison à l'Académie de Metz pour en faire le siège de leurs séances.

C'est vers 1850 que le conseil municipal avait décidé le prolongement de la rue jusqu'à la rue Tête d'Or.

Les commerces en 1936

N° 3 ameublement Virrion, n° 5 Union Républicaine Lorraine, n° 5bis marqueterie Thiam, n° 7 ameublement, n° 9 Maxima primes, n° 19b comptoir de la Moselle (fonds de commerce) n° 23 école paroisse notre Dame, n° 29 bijouterie, n° 33 coiffeur, n° 41 société arisanale des patrons peintres et tapissiers d'Alsace-Lorraine, n° 63 association générale des étudiants et anciens universitaires de la Moselle, magasin TSF,

n° 2 papiers peints et toiles cirées, n° 6 cordonnerie, n° 8 crèmerie, n° 10 literie, n° 12 papiers peints, n° 14 épicerie les Eco, n° 16 constructeur de pianos, n° 18 atelier de pianos, n° 22-22bis fabrique de conserves Moitrier, n° 26 fourrures Thiesen, n° 32 société Halita fabricant de billards, n° 34 institut de danse Kritter, n° 40 boucherie-charcuterie Steinhoff, n° 42 cafetier, n° 46 entreprise de peinture, n° 50 à 60 pensionnat Sainte Chrétienne.

  • année 1923
  • année 1910
  • année 1915
  • année 1930
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  • année 1913
  • année 1895
  • année 1929
  • année 1930
  • année 1918
  • année 1929





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