Rue Chatillon

Cette rue allait de la place Sainte Glossinde au mur du rempart Saint Thiébault (aussi appelé rempart Serpenoise).

Avant la rue Chatillon

Vers 1500 entre la porte Serpenoise et la porte Saint Thiébault, jusqu'à la vieille muraille se trouvaient des jardins et des terrains vagues, où pourraient se construire une neuve rue et des maisons.

Derrière l'église Saint Gengoulf était autrefois la ruelle du pré avec dans le voisinage une chapelle fondée en 1249 près du rempart. Frère Geoffroy était prieur de cette chapelle en 1496.

En 1311, une maison dite du preil, était ainsi appelée car elle appartenait à l'abbaye Saint Nicolas du Pré de Verdun.

Le 13 août 1692 l'abbaye Saint Arnould avait vendu à un nommé Georges une petite maison sise rue du pré, dernière information concernant cette rue.

Au vu des renseignements ci-dessus, la rue semblait située proche de l'emplacement de la nouvelle rue Chatillon dont elle aurait peut-être été l'amorce.

Cependant le 5 février 1667 Louis XIV avait autorisé l'abbaye Saint Symphorien à acquérir une maison située rue Saint Martin (actuelle rue Lassale) entre le sieur Bazin et une petite ruelle appelée du pré, donc plus éloignée du rempart.

La question de l'emplacement de cette rue ou ruelle reste posée.

Sur un plan de 1781 la rue Saint Gengoulf était approximativement située sur le tracé de la rue Chatillon. Sur le même plan la rue des prisons bourgeoises était l'actuelle rue Saint Gengoulf . La rue Chatillon n'est pas mentionnée.

planRueStGengoulf_023.JPG

Sur un autre plan c'est la rue du prey qui occupe l'emplacement approximatif de la rue Chatillon.

ruelle_du_prey_-_1.jpg

Rue Chatillon

C'est en 1740 que furent créées la rue Chatillon et la rue des prisons militaires (Maurice Barrès). Pour créer ces rues le jardin de la maison curiale entouré de murs avait été acquis en 1738, ainsi que deux petites maisons.

Cette rue s'est nommée primitivement rue neuve Saint Gengoulf du nom de l'ancienne église voisine.

A l'entrée de la nouvelle rue Chatillon une voûte située sous le rempart donnait accès à une fausse braye.

En 1742 un terrain provenant des fortifications démolies, avait été acheté par l'abbaye de Chatillon (diocèse de Verdun) pour y faire construire un hôtel pouvant servir de refuge en cas de guerre.

En mars 1747 les pavés du côté de la maison du sieur Fabert et de l'abbaye de Chatillon étaient en bon état le long des murs dans la partie supérieure des deux maisons. Du côté inférieur par contre, ceux joignant le ruisseau étaient dégradés sur toute la longueur des deux maisons. Leur rétablissement était à la charge du sieur Fabert et de l'abbaye.

Les pavés de l'autre côté de la route le long des maisons de l'abbaye Sainte Glossinde étaient également dégradés sur toute la longueur, à l'exception de celui devant la maison curiale de Saint Gengoulf.

Le ruisseau de la rue vis à vis de l'angle de l'abbaye de Chatillon était à abaisser de 9 pouces en établissant une pente égale jusqu'à l'endroit du ruisseau de la rue des prisons militaires.

L'hôtel Chatillon, appelé refuge de Chatillon parce que les religieux venait y chercher asile en temps de guerre, avait été vendu en 1776 à Honoré de Tholozan, puis revendu à la ville en 1778 pour y loger le président du parlement.

Le 21 juillet 1795 (6 thermidor en 3) la rue avait pris le nom de rue Helvétius.

En 1860 installation du couvent du Sacré Cœur dans l'ancien hôtel Chatillon, soit dans deux maisons reliées entre elles par des cours et des jardins. Un pensionnat établi à la même date avait fonctionné jusqu'en 1872, ainsi qu'une bibliothèque pour dames dite de Saint Michel. Une chapelle installée au n°1 de la rue Châtillon avait été bénite en 1861.

La clinique Notre Dame de l’Espérance au n° 1 avait été reconnue à Metz par l’administration civile le 4 février 1903. A cette date 26 sœurs travaillaient dans la clinique. La plupart d’entre elles étaient gardes-malades à domicile, en ville ou à la campagne.

La clinique était ensuite devenue l'hôpital Saint André.

Prolongement en 1903 de la rue Chatillon jusqu'à l'avenue Foch.

L’ancienne résidence du général au n° 2 louée par l’état avait été vendue en mai 1905 à monsieur Even libraire.

Année 1936 N° 1 couvent des Pères Oblats, n° 5 automobile club de l'est, n° 9 draperie, n° 11 consistoire israélite de la Moselle, n° 4 couvent du Sacré Cœur.




Ce billet n'a pas de commentaires

Fil des commentaires de ce billet

Ajouter un commentaire

Les commentaires peuvent être formatés en utilisant une syntaxe wiki simplifiée.

:-) ;-) :-/ :-| :-D :-( :-C 8-) :-o ;-( 8-O :-D


counter