Rempart Saint Thiebault

Collégiale Saint Thiebault

Le quartier Saint Thiebault se trouvait autrefois hors de la première enceinte. Au XIIème siècle deux clercs y avait fondé une chapelle sous le vocable de Saint Thiebault. Une collégiale comprenant huit chanoines avait été créée en 1161. Leur église bâtie en 1190 avait été détruite en 1444. Le bourg de Saint Thiebault avait été détruit en même temps que l'église et les bâtiments de la collégiale.

Jean Maratte orfèvre, était domicilié en 1535 devant la maison du Saint Esprit un ancien prieuré.

En sortant de l'ancien rempart, avaient été trouvés les restes d'une église avec sa pierre d'autel qui auraient éventuellement été les vestiges de l'église Saint Thiebault. Reconstruite puis à nouveau détruite en 1552, elle fut rebâtie le long de la rue Saint Thiebault.

Les chanoines de Saint Thiebault qui s'étaient installés à l'église Saint Martin pendant la reconstruction de leur église, étaient retournés le 9 mai 1625 dans leur nouvelle église construite rue Saint Thiebault (actuelle rue du Père Potot) contigu de Saint Nicolas.

Le chapitre de Saint Thiebault avait demandé la pose d'une plaque en fer blanc contre la muraille de l'hôpital Saint Nicolas. Une inscription sur la plaque interdisait de déposer contre le mur de l'église, des immondices ainsi que des cadavres de chats ou de chiens.

Avec le concours de quelques ecclésiastiques, le doyen de Saint Thiebault, monsieur Rollin fonda en 1691 l'hôpital Bon Secours.

En 1739 les chanoines de Saint Thiebault avaient changé le portail de leur église en employant des colonnes antiques de l'ancienne porte du pont des morts.

Depuis la révolution l'église Saint Thiebault avait été convertie en remise et magasin de grains.

La porte Saint Thiebault

En 1466 un boulevard (rempart?) avait été fait au milieu du champ Nemmery afin de défendre le terrain devant la porte Mazelle. Le terrain entre la porte Saint Thiebault et la citadelle se nommait le champ à panne ou terrain des Basiliques.

Cette muraille de la deuxième enceinte passait à l'entrée du Neufbourg et se dirigeant vers Saint Gengoulf aboutissait à la tour Serpenoise ou tour Camoufle.

Dans la partie du rempart ancien en sortant de la ville le château de l'ancienne porte Saint Thiebault se trouvait derrière le beffroi de Saint Thiebault.

En 1480 la reconstruction de la porte Saint Thiebault différait de la précédente.

En 1559-1560 démolition des fortifications depuis la porte Saint Thiebault jusqu'à la porte Serpenoise. La porte Serpenoise située à côté de la tour Camoufle avait été détruite en 1562. Après la démolition, la porte Saint Thiebault était devenu le seul passage pour aller au Sablon et à Montigny.

Jean Leclerc un ancien boulanger était portier de la porte Saint Thiebault en 1607

La veille de la Saint Jean en 1612 avait été posée la première pierre du portail de la porte Saint Thiebault, par Abraham Fabert, échevin de Metz.

En 1629 des fossés avaient été creusés entre la porte Saint Thiebault et la porte Mazelle.

En 1683 Etienne Woirgard était le chatelain de la porte Saint Thiebault.

En 1729 lors de la démolition des anciens remparts derrière Sainte Glossinde, qui aboutissaient un peu en arrière de la tour Camoufle, avaient été trouvé une quantité de pierres travaillées, ainsi que des colonnes romaines provenant de l'amphithéâtre. A la droite de la nouvelle porte Saint Thiébault, beaucoup de maisons avec jardins avaient été démolies pour laisser place à de nouvelles fortifications.

L'ancien château qui formait la porte Saint Thiebault en face de la rue dite de la porte Saint Thiebault avait été démoli en 1740. Les écluses de la Seille qui étaient à côté sur la droite en sortant du château avaient été aussi détruites et les différents fossés comblés.

L'ancienne porte qui était à peu près dans l'alignement de la nouvelle rue Sainte Glossinde, à la gauche de la tour Serpenoise, avait été détruite en raison de la construction de l'ouvrage à corne réuni à la ville.

Reconstruction d'une nouvelle porte Saint Thiebault qui fut commencé en 1740 et ornée de l'arc de triomphe sculpté de l'ancienne porte. Cette porte avait été ouverte au milieu de la courtine.

En 1749 les armes de la ville surmontées d'une pucelle avaient été placées sur le fronton de la nouvelle porte.

Le cimetière Saint Louis en 1744 était encore situé hors de la porte Saint Thiebault.

En 1844 la porte avait été restaurée mais il ne restait comme ornementation que le coq gaulois et les armes de la ville.

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Le rempart

En 1740 Cormontaigne avait créé l'enceinte sur une ligne à peu près droite entre la tour Camoufle et la porte Mazelle.

En juin la crête du champ à panne avait été rasée sur la hauteur hors de la porte Saint Thiebault. Toutes les vignes avaient été arrachée ainsi que celles appartenant aux religieux de Saint Arnould.

Les anciens remparts construits en 1676, depuis la tour Serpenoise passant derrière le chœur de l'église Sainte Glossinde pour aboutir à l'église des Madeleines avaient été démolis.

C'est alors que fut créé sur les anciens fossés, la rue du Rempart depuis la porte Mazelle jusqu'à la Citadelle. Elle communiquait avec la place Saint Thiebault qui venait également d'être créée.

En 1741 le nouveau mur d'enceinte avait été construit, une écluse installée dans le fossé à côté de la tour Camoufle, à l'emplacement de l'ancienne porte Serpenoise démolie en 1562 et qui ne fut rétablie qu'en 1852 mais sur un emplacement différent.

Le mur de la ville depuis la tour Serpenoise jusqu'à la citadelle n'avait été construit qu'en 1747. Les terrains de la nouvelle fortification entre les portes Serpenoise et Saint Thiebault furent occupés par des chantiers de bois et des dépôts du génie militaire.

C'est à l'angle du jardin de l'évêché et du rempart Serpenoise (ou Saint Thiebault) sur l'emplacement de l'ancien fossé de la Citadelle que l'abbé Nicolas, curé de Saint Baudier (la Maxe) fut fusillé le 13 août 1798.

Rue du rempart

La rue avait été créée en 1740.

Un cercle de gymnastique militaire avait été créé en 1825 sur les glacis entre les portes Saint Thiebault et de la Citadelle.

En 1828 un tir d'amateurs, dit tir à la perdrix, avait été établi hors de la porte Saint Thiebault.

Le rempart Saint Thiebault ne fut nivelée qu'en 1830 derrière l'évêché.

Avant 1850 le dimanche, la population messine aimait fréquenter la promenade des Remparts. Elle s'y promenait de la Porte Mazelle jusqu'à la porte Saint Thiebault. Elle pouvait se rendre au restaurant dans l'intérieur du Pâté, où des fêtes champêtres étaient organisées.

En 1870 l'intendance du génie militaire se trouvait au n° 12 du rempart.

L’ouverture des travaux entre les portes Serpenoise et Saint Thiebault était prévue en 1901 pour occuper les nombreux ouvriers venus de toute l’Allemagne.

Le 7 novembre il était envisagé que les travaux de démolition entre les portes pourraient commencer le mois suivant.

En janvier suivant 160 terrassiers et manœuvres étaient occupés aux travaux de nivellement entre la porte Serpenoise et la tour Camoufle.

La rue du rempart Serpenoise (ou Saint Thiebault) avait été redressée dans son alignement près du jardin de l’évêché. Elle fut bordée de constructions nouvelles du côté de l’ancien rempart jusqu’à la porte Saint Thiebault.

L’ancienne rue du rempart Serpenoise prenait en 1903 le nom de rue du rempart Saint Thiebault.

Le fisc militaire prévoyait de céder à la ville à la date du 1er juillet 1903, le glacis entre les deux portes occupé par des baraquements militaires.

En 1936 au n° 3 un coiffeur, n° 5 charpentes en fer, n° 11 "Charlor" société de vente des charbons lorrains , n° 23 trésorerie générale,PT-rempartThiebaut_-_5-900x675.jpg
n° 2 action catholique lorraine, n° 2bis Œuvre Saint Chrodegand, n° 16 clinique notre Dame de l'Espérance.PT-rempartThiebault_-_7-900x675.jpg




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