Place des Charrons

Anciennement une petite rue appelée rue des Cherriez, qui se situait entre la rue Mazelle et la Seille (la future rue Haute Seille) face au pont de la Seille.

Cette rue très passagère était bordée de huit petites maisons pour la plupart de construction ancienne.

Bertrand le Hungre le notaire (l’aman) habitait en 1416 en la rue des Cherrey.

L’orthographe variait au cours des années, ainsi en 1452 une maison était située rue des Chairies et en 1457 rue des Chariez.

En 1473 était mentionnée une maison rue des Charriez entre le sieur Burteugue et Nicollay le boiteux, notaire. Le 17 décembre de la même année, un incendie avait détruit l'hôtel que Mangin Dinaire situé sur le pont à Seille.

En 1491 il était question de travaux à faire par Jaicomin Stouppetantz, charpentier et faiseur de nefs, dans une maison située dans la rue des Chaurriers, habitée par Bietrix veuve de Regnal Beuzemont et femme de Guillaume Thibaut.

En 1495 une maison avec une grange accolée, était située près du pont à Seille dans la rue des Cherriers.

Hôtel de Burtaigne


L’hôtel de Burtaigne ou de Bretagne vis-à-vis du puits, appartenait en 1535 à Michel de Gournais, fils de François de Gournais.

C’est dans cet hôtel qu’avaient eu lieu en 1531 les noces de Claude de Gournay et de Catherine de Créhange.

C’était un édifice remarquable qui renfermait une galerie à arcades portée sur des colonnes du XVème siècle.

Le cordon qui couronnait l’étage inférieur et descendait entre chaque fenêtre était orné de figurines fantastiques.

Au XVIIème siècle la veuve de Benoît le Goulon y résidait avec son fils Pierre et sa famille.

Vers 1800 la maison n° 4 appartenait à monsieur Colchen.

Du n° 6 au n° 16 de la place, une entreprise de fers de construction, fondée en 1813 à Metz, par Valette, Sérot et François réunis, avait été installée en 1830 dans ces bâtiments. Devenue maison Sérot en 1900, on la retrouve à partir de 1916 sous le nom de Jules Weber. A compter de 1926 c’est devenue une société anonyme sous le nom de anciens établissements Jules Weber, puis à partir de 1948 sous la dénomination Guermont-Wéber jusque dans les années 1960. Par la suite l’entreprise avait quitté la place des Charrons pour s’installer à Metz Nord.

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Au XVIIème siècle la place actuelle des Charrons n’était qu’une rue. Son nom provenait du lieu où les charrons y exerçaient leur métier comme c’était l’usage au moyen age.

Le 14 décembre 1673 le chapitre de la cathédrale avait loué à Urbain le Seigneur, la maison sise sur le pont à Seille qui avait pour enseigne l'image de Saint Jean.

L’abreuvoir de la rue des Charrons en 1701 descendait sous une arcade fermée. Celle-ci avait été fermée à la demande de monsieur Champé procureur général, dont la maison était voisine de l’abreuvoir.

Une maison proche de l’abreuvoir appartenait en 1709 à Maurice Ancillon sous l’enseigne du cheval rouge.

En 1717 la rue des Charriers avait pris le nom de rue des Charrons. La rue avait alors dix maisons, l’une étant habitée par un huilier. En 1726 monsieur du Buisson, marchand, habitait la maison Colchen et madame de Courcelles habitait l’hôtel voisin, en 1752 une maison à l’enseigne du Roy de Suède appartenait aux héritiers Colbert.

En 1720 l’achat de deux masures du côté de la rue Mazelle, dont la démolition avait commencée le 31 mai, était destiné à déblayer l’entrée de la rue pour la transformer en place.

Le 10 février 1749 il avait été procédé à l’estimation de trois maisons situées rue des Charrons à l’entrée de la rue Vigne Saint Avold, ainsi qu’à une partie de maison sise sur la place appartenant au couvent des religieux Carmes, leur terrain devant servir à l’agrandissement de la place.

Ces maisons appelées le bouquet ou l’ilotte des Charrons, avaient été vendues au plus offrant le 5 juin 1753, pour en exécuter la démolition. Les conditions étaient les suivantes : démolir aux frais de l’acheteur, y mettre des ouvriers dès le 30 juin et faire place nette dans les trois semaines en y comblant les trous et les caves.

C’était un amas de vieilles et mauvaises maisons qui rétrécissaient la rue et gênaient la communication dans ce quartier.

Ces maisons appartenaient au sieur Lemblin, jaugeur, au sieur Dubuisson de Stenay où résidait Jean Gergonne boulanger, à Jean le Blanc l’aîné, cloutier, à Léonard Martin et à Sébastien Henrion, menuisier.

L’imprimeur Antoine résidait en 1789 place des Charrons, qui en 1793 avait été dénommée place des Sans Culottes.

Monsieur Thomas de la place des Charrons avait été le premier qui mettait en vente en 1803 des poêles en fonte pour la houille.

Les commerces en 1936

N° 1-3 épicerie les Eco, n° 5 comestibles, n° 9 pâtisserie, n° 13 laiterie, n° 15-17 épicerie, n° 19 sacs en papier Conrad, n° 21-23 fabricant de drapeaux et papeterie, n° 25 débit de tabac, n° 27-29 fabrique de sacs en papier Lamm-Marion, n° 31-33 boucherie-charcuterie,

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N° 6 Société anonyme des anciens établissements Jules Weber, n° 18-20 entreprise de toitures et de maçonneries.



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