Place Sainte Glossinde

Autrefois nommée place Saint Gengoulf, ce nom rappelait l'église paroissiale Saint Gengoulf, proche de l'église Sainte Glossinde. Le nom actuel rappelle l'abbaye Sainte Glossinde fondée au VIIème siècle par Glossinde fille de Wintrion Seigneur de la cour d'Austrasie.

Abbaye Sainte Glossinde

L'abbaye fondée au VIIème siècle, aurait été située primitivement hors des remparts de la ville.

Plus tard l'abbaye proche de la porte Scarpone (Serpenoise) avait aménagé un terrain avec un colombier (la tour Camoufle) allant du monastère à la chapelle et au cimetière. Un souterrain conduisait au-delà des remparts au jardin de l'abbaye. En 1902 lors de la destruction du rempart le souterrain avait été redécouvert.

Le 3 septembre 1439 à l'heures des vêpres, Isabelle, abbesse du couvent, avait fait son testament devant Jean Didier clerc du diocèse. A cette date le couvent était situé près et dans les murs de la ville.

En avril 1473 les manoirs de Sainte Glossinde qui touchaient aux murailles de la ville avaient été démolis.

La porte du couvent située près la porte Serpenoise avait été supprimée et remplacée par une nouvelle entrée établie près de Saint Gengoulf. Le changement d'entrée avait été fait en 1560 en raison de la construction des remparts et fossés de la citadelle qui avaient bouchés une partie de la porte du monastère.

En 1612 restauration de la tour dite de Sainte Glossinde ou tour Camoufle et de son pont d'accès.

En 1639 les maisons entre l'abbaye et la citadelle avaient été rasées et remplacées par une plantation d'arbres sur les glacis de l'esplanade pour dégager la citadelle.

En 1739 les anciens murs d'enceinte derrière Sainte Glossinde ayant été démolis, le roi avait donné à l'abbaye une partie des terrains de l'ancienne fortification pour agrandir leur jardin, en compensation des biens de l'abbaye détruits lors des travaux de 1675.

Une partie du sanctuaire de l'église Sainte Glossinde avait beaucoup souffert entre 1674 et 1676 lors de la construction du rempart, ainsi qu'en 1739 lors de la démolition des murs de la ville. En 1752 fut posée la première pierre d'une nouvelle église sur l'emplacement de l'ancienne. Lors du creusement des fondations avaient été trouvés les vestiges d'une ancienne construction.

Quatre caveaux établis sous l'église étaient destinés à la sépulture des dames de l'abbaye.

Des appartements attenants à l'église furent démolis. Une demande avait été faite et acceptée pour la construction de dix nouveaux appartements sur la place jusqu'au cimetière de l'église Saint Gengoulf.

Le sol du portail et de la cour avait été exhaussé de 3 pieds.

La voûte de l'église et la flèche ne furent achevées qu'en 1756.

L'église Sainte Glossinde avait été saccagée lors de la révolution. D'abord louée en 1793 à un teinturier, elle devint ensuite un magasin des hôpitaux militaires.

Lors du rétablissement du culte l'abbaye avait été affectée au logement de l'évêque. Les jardins étaient agrandis avec le terrain provenant des fossés de la citadelle. Le portail du palais épiscopal avait été construit en 1816 par l'architecte Derobe.

En 1817 dans les bâtiments donnant sur le rempart, avait été installé un petit séminaire qui fut remplacé en juillet 1834 par les orphelins de la providence. C'est le 17 mars 1843 que Monseigneur Dupont des Loges avait été installé à l'évêché. L'année suivante un ancien livre d'heures trouvé dans l'abbaye lui avait été remis.

En 1903 la société d'archéologie visitant les caves du palais épiscopal, l'ancienne abbaye Sainte Glossinde, découvrit des traces de constructions romaines et mérovingiennes ainsi que deux galeries souterraines.


L'église Saint Gengoulf supprimée à la révolution, proche de l'église de l'abbaye Sainte Glossinde se trouvait au XVIIIème siècle à l'angle de la place à l'entrée de l'ancienne rue Saint Gengoulf (l'actuelle rue Chatillon).

A côté de l'église Saint Gengoulf se trouvait la maison curiale contigüe à l'église, petite maison avec jardin sur la place.

En 1732 les sœurs de la doctrine chrétienne avaient acheté face à l'abbaye Sainte Glossinde, une maison à l'angle de la place Sainte Glossinde et de la rue de la Crête (rue Dupont des Loges).

En juillet 1905 la ville achetait une petite maison située sur la place contre l’évêché pour y installer éventuellement l’école de musique.

A la même période la place Sainte Glossinde était mise sur l’alignement de la rue Chatillon et celle-ci prolongée jusqu’à la place devant la nouvelle gare.

En 1936 au n° 9 se trouvait une entreprise ou magasin de fourrures, au n° 13 le chanoine Thomas Wagner, au n° 15 l'évêché, Monseigneur Pelt étant l'évêque de Metz, au n° 19 la Moselle immobilière.




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