La guerre de 1870 autour de Metz - Première partie -

La guerre de 1870 vue par le maire de Plappeville et un médecin militaire qui soignait les nombreux blessés sur les champs de bataille.

De juillet au 10 août 1870

Extrait d’après documents d’archives de Plappeville

Juillet 1870

Monsieur Viansson, maire de Plappeville écrivait le 7 juillet 1870 au ministre de la guerre pour lui signaler qu’il n’avait pas de plan de la frontière de la France. Il en demandait un grand nombre qui leur serait bien utile.

Le 8 juillet suivant, le Général Coffinière, envoyé à Metz par le ministre, était chargé d’inspecter les fortifications. Le 19 juillet il envoyait un rapport détaillé, précisant qu’il fallait une année de travaux pour la mise en état de défense des forts et pour achever un camp retranché. Le général Coffinière était alors nommé commandant supérieur de Metz et annonçait la déclaration officielle de la guerre, devenue fait de notoriété publique à Metz au mois d’août suivant.

Le 26 juillet l’intendant en chef déclarait que par suite du manque de boulangers et de l’impossibilité d’en trouver au dehors de Metz, ils étaient obligés pour survivre de consommer le biscuit de réserve d’ailleurs reçu dans une proportion insuffisante. Il n’était arrivé avec les 120.000 hommes de l’armée que 38 boulangers. Solution proposée : Ne pourrait- t’on pas faire cuire le pain à la manutention de Paris et l’envoyer à Metz.

Le 28 juillet visite de l’Empereur au fort des carrières dit de Plappeville. Accompagné par le général Coffinière et trois autres généraux, il était reçu par le capitaine Gillet qui commandait le fort et par monsieur Viansson maire de Plappeville. Le souverain faisait le tour du fort complètement désarmé, où il n’existait ni embrasure, ni plate-forme, ni bouche à feu, le tout en état de construction inachevé. L’empereur se retirait sans donner aucun ordre ni aucune indication.

Les officiers d’artillerie, Robert chef d’escadron et Bert capitaine, n’arrivaient que le 1er août. Ils étaient détachés de Vincennes pour l’armement de l’ouvrage. Ils se servaient des pompiers du village de Plappeville qui sous la direction d’un vieux sous-officier de l’arsenal de Metz montaient sur les remparts et plaçaient en batterie les 16 premières pièces venues de la ville.

Extrait des notes d’un médecin militaire


Départ de Paris le 4 août 1870 à 10heures ½ du soir, arrivée à Nancy le 5 août à 5 heures du soir. Nous avons campé dans la gare. Il était prévu de camper dans une plaine hors de Nancy, mais le temps tellement mauvais et nos chevaux exténués nous sommes restés dans la gare mise à notre disposition. Installés sous un hangar non fermé de la gare de marchandises et ouvert à tous les vents, j’avais trouvé un fourgon à marchandises vide. J’y ai installé mon lit et j’ai passé la nuit au confort avec d’autres enchantés de l’idée. Notre dîner s’est fait à la lumière de quelques petites lampes et des lanternes de la gare. Nos chevaux mangeaient au pied du hangar. Tout cela faisait un camp assez étrange, mais curieux La nuit le soufflement des locomotives et le passage incessant des trains ne m’avait pas empêché de dormir.

6 août campement à Tomblaine

7 août retour à Nancy et campement sous Léopold et académie

8 août nuit passée à la gare pour soigner les blessés

10 août départ pour Metz à 5 heures du soir, arrivée à 11h1/2 du soir, campement dans la salle d’attente de la gare.

(à suivre)

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