En Chandellerue

Cette rue communiquait de la rue des Prisons Militaires (rue Maurice Barrès) à la rue du Neufbourg. Elle se nommait autrefois Chavellerue, au 18ème siècle rue de la Fonderie et à compter de 8 avril 1769 Chandellerue.

En 1344 Chandeleyrue se trouvait du côté de la ruelle du Pré.

Aubert le chandelier habitait en 1365 à l'entrée de Chandelerue.

Le 15 août 1484 Catherine veuve de Pierre de Gournais, femme de Nicole Dex possédait une maison en Neufbourg ayant son issue en Chavelerue, lieudit Chaude Ruelle qu'elle avait léguée aux Augustins.

Piere Baudoche aman (notaire) et échevin, fils de Jehan Baudoche chevalier et de Barbe femme de Regnault le Gournais loue le 10 novembre 1493, à Jean Huttin une maisonnette en chavellerue derrière le couvent des Augustins.

En 1510 vente par Pierre Baudoche d'une grange près de la rue chaulurelle.

Le 19 juillet 1541 la maison de Nicolas Lowis, située en chavelerue près du portail du couvent des Augustins n'existait plus.

En 1552 les religieux de Saint Symphorien avaient été installés dans la grande maison Baudoche entre les rues Lasalle et Prisons Militaires, en Chandellerue.

Le 31 décembre 1587 l'abbaye de Saint Symphorien donnait à bail une vigne sur la Chaude Ruelle ou Chaude Lurelle.

En 1597 le nom de la rue était orthographié Chandellerue au lieu de Chevellerue.

Le 1er février 1600 la collégiale de Saint Thiebault avait vendu à Pierre Blaise un terrain situé en la rue Chavelerue, communément appelée la Grange aux Cerisiers, situé derrière le couvent des Augustins, à côté d'une allée appartenant déjà au sieur Blaise.

Cette grange avait été acquise en 1598 par les Augustins pour y établir leur couvent. Cet emplacement étant trop proche du rempart, leur projet fut abandonné, la grange démolie et le terrain cédé à Blaise. Celui-ci y avait construit un bâtiment qu'il avait vendu en 1636.

En 1636 le bâtiment était décrit ainsi: une grange avec grenier et jardin à côté situé en Chavellerue derrière les Augustins, entre Saint Thiebault et le rempart.

L'hôpital Saint Nicolas le 11 mars 1614, avait loué pour 30 ans à un apothicaire, un jardin derrière les granges de Chaulurelle à côté du rempart.

Le 3 avril 1624 le sieur Didier Malhomme avait vendu au couvent des Augustins une maison sise rue Chevelrue, nom du cul de sac derrière les Augustins attenant au rempart.

La ruelle Chaulurelle était une ruelle étroite et malpropre qui se terminait par un cul de sac à 50 mètres de la place Saint Martin. Le seul riverain était l'abbaye Saint Symphorien qui en 1738 occupait les deux côtés de la ruelle. En 1744 un ancien mur avait été démoli pour élargir la rue.

En 1663 l'abbaye Saint Symphorien avait trois sorties, la première sur la rue Saint Symphorien, la deuxième sur la rue Saint Martin (rue Lassale) et la troisième sur la rue Chaude ruelle.

Le 24 février 1667 avait été supprimée une ruelle remplie d'ordures qui aboutissait d'un côté à la rue Saint Martin et après avoir longé la muraille du jardin de l'abbaye Saint Symphorien, elle contournait la rue qui conduisait à la porte Saint Thiebault. Après cette suppression il restait une autre ruelle formant l'impasse du rempart de la porte Saint Thiebault. Quelques maisonnettes avaient été bâties pour y loger les fermiers de l'abbaye.

Le 3 novembre 1683 un ordre de l'hôtel de ville imposait aux habitants de la rue d'enlever les immondices qui obstruaient le passage.

Dans la grange de Saint Georges en Chaulurelle avait été stocké de l'avoine en 1705.

Le 19 juin 1708 l'abbé de Saint Symphorien avait demandé l'autorisation de faire construire pour les commodités de sa maison un cabinet dans son jardin au niveau de l'endroit le plus large de la rue Chaüe Lurelle. L'autorisation lui avait été accordée le 26 juin suivant.

En 1709 une apothicairerie était installée en Chaulurelle.

Le maçon Antoine avait entrepris le 9 juillet 1717 de démolir et reconstruire une grange appartenant à monsieur de Gilnecourt, située rue Chaulurelle. Donnant sur la rue une grande porte était prévue pour faire de ce bâtiment une remise pour les carrosses ainsi qu'une petite porte pour l'entrée de l'écurie. Le valet de chambre de l'abbé de Gravelle avait demandé lorsque la porte serait ouverte qu'elle soit attachée à l'aide de bons crochets.

En juillet 1727 le sieur Salomon avait fait démolir et reconstruire sans autorisation une maison à l'angle des rues Porte Saint Thiébault et Chaulurelle. Cette dernière rue était fort fréquentée et très passante avec plusieurs granges qui servaient de magasin de paille et de foin. Les personnes descendant la rue pour aller à la porte Saint Thiebault étaient obligées de retourner sur leurs pas, ceux logeant ou ayant des magasins dans la rue, les soldats demeurant dans une chambre dans la rue à la porte Saint Thiebault ne pouvaient rentrer chez eux.

Le passage n'était plus libre, la rue n'étant pas assez large.

Les chanoines de Saint Antoine dont la maison étant à l'autre angle de la rue, vis à vis de celle en reconstruction du sieur Salomon, se plaignaient de la muraille endommagée par les roues des chariots qui passaient dans la rue, gênés faute de place suffisante pour tourner dans celle-ci.

Le bâtiment construit sans autorisation, avait déjà dix pieds de hauteur. Condamné à 100 livres d'amende, le bâtiment était à démolir au frais du propriétaire.

La démolition concernait la façade en Chaulurelle sur la moitié de la longueur soit environ trois toises.

Avant 1739 neuf maisons dont un pressoir était situées dans la rue. Les rues de Chandelrue et des Madeleines qui depuis l'établissement des remparts, étaient des culs de sac avaient été débouchées et ouvertes en 1740.

En 1740 le mur d'enceinte avait été reculé et la porte Saint Thiebault qui se trouvait à l'entrée de la rue du Neufbourg avait été déplacée et la place Saint Thiebault créée.

Le déplacement de la fortification avait laissé un dégagement dans la rue, acheté aux Antonistes pour y créer une fonderie de canons, des magasins et des bâtiments d'artillerie. La fonderie avait commencé à fonctionner en 1795 seulement et avait déjà cessé de fonctionner en 1814.

La direction avait été installée dans un hôtel sur la nouvelle place Saint Thiébault, hôtel construit sur l'emplacement de l'ancienne porte.

Un terrain de 23 toises deux pieds carrés, situé au mur de clôture de la fonderie, face à la Chauderuelle, avait été donné en 1740 à Saint Thiebault.

La vieille rue Chaude Ruelle vit son nom remplacé d'abord par celui de rue de la Fonderie, puis par celui de Chandellerue le 8 avril 1769.

A l'angle de la nouvelle place Saint Thiebault et de la rue Chandellerue, en 1749, l'enseigne de Saint Augustin était pendu à une maison.

Le 8 août 1749, Mathias maitre tonnelier, demandait l'alignement pour reconstruire sa maison qui située rue Chandelrue, derrière la fonderie, s'était trouvée enterrée par l'exhaussement des pavés de la rue.

Les anciens fossés comblés, derrière les nouvelles maisons de la rue se trouvaient les prisons militaires.

En 1768 les religieux de Saint Symphorien avaient été remplacés par l'hôpital de la Madeleine où dans une partie des bâtiments avait été installée une maison de correction ayant son entrée sur la rue Lassale et aboutissant à la rue Chandellerue.

En 1811 dans la partie des bâtiments de la Madeleine donnant rue Chandellerue et rue des Prisons Militaires avait été installée une maison de correction départementale. A la même période la rue avait été élargie au détriment des bâtiments de la Madeleine.

En 1936 N° 1 blanchisserie, n° 2 prisons pour femmes.




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