Le parc Sainte Chrétienne du Sablon

Historique

Situé lieudit « les Ilottes », lors du premier plan cadastral en 1811 cette parcelle est dite être de la terre. On y voit déjà l’écoulement d’une source traversant la parcelle.

En 1830 on y trouve une maison proche de l’entrée, donnant dans l’actuelle rue Saint Bernard. Le reste du terrain est devenu le jardin de cette maison. Les propriétaires en étaient François Michaux et Jean Boistaux fils.

François Michaux âgé de 28 ans en 1830 était l’époux de Anne Legris et le fils de Pierre Michaux, adjoint au maire du Sablon, décédé le 17 juin 1844 et de Marie Job. François Michaux était décédé le 7 janvier 1871.

Jean Boistaux né en 1798, époux de Marie Job, était décédé le 17 avril 1858. Il était le fils de Jean Boistaux décédé à l’age de 80 ans le 25 octobre 1848 et de Catherine Barba.

Un petit retour en arrière vers 1767 pour découvrir les sources autour du Parc actuel. La source dite fontaine Saint André possédait une source haute et une source basse. La source haute se trouvait approximativement proche de l’angle des rues Saint André et Saint Bernard dans le jardin de Jean Boistaux. La source basse se situait un peu avant le croisement de la rue Saint André et du Lavoir. Le débit de cette source était de 40 pintes d’eau par heure.

La fontaine Bénite qui fournissait 39 pintes d’eau à l’heure, se trouvait dans la rue de la Chapelle approximativement au milieu de la rue, face aux jeux multisport.

Le mauvais temps avait retardé le nivellement pour réunir par un bout d’aqueduc la source Saint André à la source Bénite. En 1714 la fontaine Bénite se déversait dans des tuyaux de bois de chêne. En était-il de même pour l’aqueduc reliant les sources Saint André et fontaine Bénite ?

En juillet 1814 le débit des sources avait diminué de ¾. Il se disait que depuis l’année de la comète en 1811, il était possible que les sources se tarissent.

En 1839 le volume d’eau avait encore diminué ne suffisant plus au besoin des habitants. C’est alors que Jean Boistaux avait proposé au maire du Sablon de lui vendre sa source très abondante ainsi que celle de son voisin François Michaux. L’acte de vente qui avait été signé le 26 juillet 1839, prévoyait un raccordement des deux sources à l’aide de conduite en fonte ou en pierre de taille sur une longueur de 475 mètres.
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La conduite en pierre de taille captait l’eau dans le jardin de Jean Boistaux, passait au milieu du jardin de François Michaux, le futur parc Sainte Chrétienne, dans un chéneau ouvert en pierre de taille jusqu’à la source Bénite où l’eau était recueillie dans un tuyau en fonte.
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Après avoir traversé le jardin de François Michaux l’eau arrivait dans un bassin appartenant au sieur Maltête (limite du mur actuel entre le parc et la maison de retraite) d’où elle ressortait dans une conduite en fonte qui la conduisait au fond du parc actuel jusqu’à un regard pour y placer le bassin de jaugeage avant de se jeter dans le fossé qui bordait le sentier de Tivoly. A la sortie du fossé elle rejoignait par une conduite la source Bénite dite aussi source de Tivoly.
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Au fond du parc le bassin de jaugeage est devenu un passage pour les piétons.

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Le lavoir recevait l'eau des sources dont le surplus se déversait dans la Seille. (en bleu sur le plan)
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Dans le jardin de François Michaux proche du bassin du sieur Maltête se trouvait une chambre à four, à la limite actuelle du mur entre le parc et la maison de retraite. François Maltête ancien officier des cuirassiers de la garde était devenu maire du Sablon en 1825. Il était le propriétaire du terrain appartenant actuellement à la maison de retraite.

En 1903 le jardin ayant appartenu à François Michaux avait été muté aux sœurs de Sainte Chrétienne où 83,98 ares avaient été rajoutés à ceux de leur jardin de 51 ares.

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Les sœurs de Sainte Chrétienne vers 1930 faisaient de la couture dans des petites maisons situées à l’entrée du parc. Par la suite il y avait été mis des prisonniers allemands.
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Lors de l’aménagement du parc, en manoeuvrant un camion s’était embourbé dans le passage de la source. (information de monsieur Tarillon + qui habitait la maison voisine du parc rue Saint Bernard)

Quelques photos du parc sous la grisaille en décembre 2016

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