Rue Marchant

La rue primitivement appelée rue des Carmes en raison du couvent s'y trouvant, aboutissait au grand Meize un vaste terrain transformé en 1552 lors du siège de Metz, prenant le nom de retranchement de Guise. En 1644 pour distinguer la rue des Carmes de la rue des petits Carmes, elle prit le nom de rue des Grands Carmes. Cette rue reposant sur les vestiges de la voie romaine de Trèves, aboutissait au grand Meize, puis au pont Remond sur la Seille, situé près de la porte Sainte Barbe flanquée de deux tours.

En 1835 elle était devenue rue Marchant, rappelant le nom d'un ancien Maire de Metz. Le baron Marchant qui avait été professeur à l'école de médecine habitait dans cette rue au n° 11 dans une maison dont il était propriétaire.

Arrivés à Metz au milieu du XIIIème siècle, les Grands Carmes avaient été installés dans la rue en Ayest, futur retranchement de Guise. A la fin de ce siècle ils avaient acheté un terrain pour agrandir leur couvent. Leur église située à l'angle des rues Marchant et Paixhans dont le portail avait été construit vers 1370, n'avait été terminée qu'au début du XVème siècle.

Au XIVème et XVème siècle, quelques maisons étaient situées soit devant les Carmes, soit en la ruelle des Carmes, soit en la ruelle derrière les Carmes. Vis à vis du couvent un hôtel où aurait séjourné vers 1473 l'archevêque de Cologne.

Vers 1550 l'étuve des hommes était située près de l'église des Carmes en la ruelle des Carmes.

Il était interdit aux protestants allant à leur temple situé à cette époque à l'emplacement du retranchement de Guise, de passer par la rue des Grands Carmes.

En 1547 le couvent des Carmes avait été incendié, puis détruit lors de la création du retranchement de Guise. L'église avait été conservée et le monastère reconstruit dans la rue des Carmes à l'arrière de l'église.

Plusieurs maisons avaient été démolies lors de la création du retranchement de Guise.

Vers 1560 - 1580 une maison et sa grange situées sous les remparts étaient contigües au couvent des Carmes et la maison de Bourgogne se trouvait derrière l'église Sainte Ségolène sur la rue qui conduisait au retranchement.

Vers 1610 Paul de Villiers, secrétaire du roi, était domicilié dans la rue des Carmes.

Anne épouse de Henry de Cosson, écuyer, avait en 1679 échangé des vignes contre l'autorisation de percer le mur qui séparait sa maison de celle du couvent des Carmes.

Le couvent des Carmes avait vendu en 1682 à Daniel Couët, avocat au parlement de Metz, un terrain situé entre le mur de l'écurie des Carmes jusqu'au mur de la cuverie de Daniel Couët.

Au n° 1 une modeste habitation avait servi de presbytère à l'église Sainte Ségolène.

Anne le Bachellé avait vendu au sieur de Mardigny en 1705 l'hôtel de Bourgogne. Avec ses vastes dépendances il avait été ainsi nommé parce que la ville y avait logé vers 1770 des seigneurs bourguignons. Une grande salle gothique dite des états de Bourgogne s'y trouvant avait été démolie en 1835.

François de Belchamps en 1750 étant propriétaire d'une maison située rue des Grands Carmes Anciens voulait reconstruire sur les anciennes fondations, autorisation qui lui avait été donnée. La rue avec une largeur de 19 pieds était assez large et permettait le passage des quelques voitures chargées. Par contre les carrosses ne pouvaient l'emprunter en raison de la pente trop difficile. Cette maison avait auparavant appartenu à la famille Legoullon. Acquise par l'évêché en 1855 la maison devenue l'œuvre des militaires avait servi de foyer du soldat qui y trouvaient des jeux, une salle de lecture et une chapelle jusqu'à la période de l'annexion.

Lors de la révolution l'église des Carmes avait été transformée en magasin de fourrage. Les pyramides qui ornaient les autels auraient été transportées à Paris en 1808. L'église menaçant ruine avait été démolie en 1817.

Les sœurs Colette avaient été expulsées par la révolution. L'église Saint Ferroy située à l'angle des rues Saint Ferroy et Marchant avait été démolie en 1812.

Les dames de Sainte Sophie en 1806 avaient occupé le couvent de l'Ave Maria (couvent des sœurs Colette, n° 16 rue Saint Ferroy et n° 6 rue Marchant) pour y créer un pensionnat. En 1822 la ville y avait subventionné la création d'une école gratuite pour les filles.

En 1860 le couvent avait accueilli les orphelines de Saint Joseph déplacées des Récollets dont les locaux étaient devenus inadaptés.

A l'hôtel de Bourgogne au n° 9 avait été installée l'école normale d'Helfedange. Un vaste jardin accueillait les élèves pour des leçons de botanique et d'horticulture. Un figuier remarquable par son envergure se trouvait dans ce jardin.

L'école avait été agrandie en 1849 avec l'acquisition des maisons voisines.

Très prospère en 1870, les allemands l'avaient occupée puis ayant déclaré les locaux insuffisants, ils s'étaient installés à Saint Clément. Le bâtiment de l'école normale avait été vendu pour un prix dérisoire.

En 1867 lors de la construction d'un égout depuis la rue Saint Ferroy jusqu'u bas de la rue Marchant , des fouilles avait mis à jour la voie romaine de Trèves. Cette voie où avaient été trouvées des monnaies romaines était plus pentue que la rue de 1867. Par dessus la voie romaine une autre voie plus récente s'arrêtait à la maison des orphelines.

Au XIXème siècle monsieur Piquemal avait reconstruit au n° 19, une grande et superbe résidence au bas de la rue à l'emplacement de l'ancien hôtel abbatial des Carmes. Agrandie avec l'achat de quelques maisons voisines, son gendre monsieur de Bouteiller, archéologue et membre de sociétés savantes en avait hérité.

Face au n° 19 avaient été trouvés lors des travaux, une écuelle romaine en poterie rouge vernissée, deux lampes en terre, un instrument servant de ciseaux, un fer de javelot.

Vers 1870 la trésorerie générale s'y était installée.

La maison vendue aux Pères Franciscains vers 1890, ceux-ci y avaient construit une vaste chapelle.

Les commerces en 1936

Année 1915N° 1 blanchisserie, marchands de charbons, n° 5 dentiste, n° 17 à 21 couvent des Franciscains, n° 31 commissariat de police, n° 33 cafetier,

Année 1919N° 6/10 orphelinat Saint Joseph, n° 14 épicerie,


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