Place des Maréchaux

Cette place autrefois Haut de Sainte Ségolène rappelait la corporation du métier de maréchaux. Elle se trouvait proche de la porte Moselle près de l'église Sainte Ségolène dont la paroisse comprenait autrefois surtout des artisans.

Elle avait été anciennement un lieu de sépulture, lors de fouilles des tombeaux et des ossements y ayant été trouvés.

Mystère

Jeanne arrivée en 1436 à la Grange aux Ormes à Montigny, aurait été reconnue par ses frères. Elle s'était ensuite rendue au Luxembourg, puis revenue à Metz avait épousé Robert des Armoises, peut-être en l'église Saint Privat de Montigny.

Était ce Jeanne d'Arc sauvée des flammes ou une autre Jeanne ?

Le couple avait habité l'une des deux maisons à arcades qui faisaient saillie sur l'alignement de la rue Boucherie Saint Georges. La population avait donné à cette maison le nom de maison de Jeanne d'Arc et disait que la nuit sur le balcon au-dessus des arcades, apparaissait une dame blanche.

Les maisons à arcades avaient été démolies en 1852 puis rebâties.

Vers 1720 la place comptait 7 maisons dont la maison de cure en haut de la rue des Grands Carmes (rue Marchant) ayant communication avec l'église.

État de la place en 1731

D'après l'alignement donné au chanoine de l'église Saint Sauveur concernant la construction de sa maison située entre les rues des Boucheries Saint Georges et de Coffe Millet, cette maison de la place avait une hauteur convenable à l'utilité publique. Après examen du terrain pour rendre la place praticable et utile, de la terre et des immondices étaient à enlever aux frais des propriétaires.

Depuis plusieurs années un amas considérable de brocaille avec des pierres de taille et des décombre de bâtiments, provenait des entrepreneurs ayant construit les bâtiments. La place était impraticable tant pour les voituriers que pour les gens à pieds mais aussi pour les voisins de la place.

Dans le cas où en décembre la brocaille n'aurait pas été enlevée par les ouvriers des entreprises, l'enlèvement serait fait par le voyer aux frais des entrepreneurs également condamnés à 3 livres d'amende.

L'enlèvement des terres et le rabaissement de la place ordonné le 13 juillet 1731 avait nécessité de dépaver la rue Ecochemillot. Le 5 janvier 1734 pour repaver la place des Maréchaux, deux toises de pavé étaient à payer par les riverains de la place, le reste étant aux frais de la ville. Les propriétaires de la rue Ecochemillot avaient trois jours pour refaire le pavé de leur rue à leur frais.

Le mur de face d'une maison du côté de la place des Maréchaux suivait un alignement irrégulier formant un recoin en montant la rue des sœurs Colette. En août 1737 pour rendre la rue plus régulière, la face de la maison du côté de la place avait été toisé en ligne droite depuis l'angle. Le dégagement de la rue des sœurs Colette était gêné par différents escaliers saillants dans la rue. Les escaliers à l'extérieur étaient à supprimer dans la quinzaine pour les réinstaller à l'intérieur des maisons.

Charles Malardot né au n° 1 de la place avait été le restaurateur des vieilles fresques de l'ancienne église Sainte Ségolène.

La fontaine Sainte Constance avait été érigée en 1867 sur la place. Cette fontaine rappelait le souvenir de la fille du couple Hollandre Piquemal, décédée dans sa maison rue de la glacière.

Commerces en 1936

N° 1 tabac, n° 2 boulangerie, n° 3 bibliothèque paroissiale, n° 5 boucherie charcuterie.

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