Rue Chanoine Collin

Cette rue autrefois dénommée rue du Haut Poirier ne communiquait qu'avec la rue Four du Cloitre et avec la cathédrale. Pour accéder à celle-ci par le cloitre il existait un passage avec un escalier.

Entre la maison des Carmes et les Greniers de la ville, un poirier très haut situé dans une basse-cour, avait donné son nom à cette rue. Il avait été abattu en 1732 en raison de sa vétusté.

La rue était bordée d'un côté par les maisons et jardins de Saint Pierre le Vieux, de l'autre côté se trouvaient des maisons appartenant à la cathédrale, remplacées au début du XIXème siècle par le couvent de la Visitation démoli vers 1950, pour laisser la place à la cité administrative.

Un arrêt du conseil d'état du 14 mars 1754 avait ordonné une démolition et une reconstruction de la place d'Armes et de ses alentours.

La démolition du cloitre de la cathédrale avait été suivie par un abaissement du sol sur une épaisseur de 9 pieds de toute la place d'Armes.

Après l'enlèvement des terres les rues du Haut Poirier et de Four du Cloitre surélevées de 29 pieds, étaient devenues inaccessibles. Il fallait rapidement procéder à l'enlèvement des terres formant la surélévation de ces deux rues.

Le maréchal Belle-Isle trouvait que les travaux n'avançaient pas suffisamment vite. Le samedi 9 août à partir de 9 heures du soir et les jours suivants, de nombreux ouvriers avaient continué les travaux à la clarté des flambeaux.

Lors de la construction de la rue des Jardins, un gros mur avait été établi pour maintenir la terre des jardins à l'arrière des rues du Haut Poirier et de Chèvremont.

Les bâtiments et dépendances du monastère Saint Pierre avaient été vendus à des particuliers après 1762.

Au n° 12 de la rue après démolition de plusieurs petites maisons dont une appartenant à la famille Foës, l'hôtel particulier de la famille Jobal avait été construit.

Les sœurs de la Visitation s'étaient installées en 1810 à l'angle des rues Four du Cloitre et du Haut Poirier. Elles y avaient reconstruit un monastère vers 1840, remplacé une centaine d'années plus tard par la cité administrative.

Un pensionnat de jeunes filles dirigée vers 1850 par mademoiselle Julie Gugnon avait acquis une grande vogue.

A la même période la banque dite Moralis s'était installée au n° 1 de la rue.

La rue ne possédait en montant à gauche que 7 maisons portant les n° 2, 4, 6, 8, 10, 12, 14.

Tout le côté droit à l'exception du n° 1 était occupé par les bâtiments des religieuses de la Visitation.

Après le décès en 1921 du Chanoine Collin qui habitait au n° 12 de la rue du Haut Poirier, la rue avait pris la dénomination de Chanoine Collin.

En 1936 au n° 2 se trouvait le Casino-bar, au n° 4 un dépôt de matériel électrique.

Année 1918 Année 1982

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