Rue d'Estrées

Dénommée anciennement rue neuve, neuve rue, neuve rue l'évêque ou plus simplement rue l'évêque, elle existait probablement déjà au XIVème siècle puisque Clément le barbier y demeurait en 1373.

Elle communiquait de la place d'Armes avec les escaliers de la place Saint Etienne.

D'après la chronique de Jean Aubrion, vers 1500, Didier Lainfant propriétaire d'une étuve située dans la rue, avait deux servantes. Celles-ci avaient tabassé un serviteur de leur maitre qui était décédé quatre jours plus tard. Enfermées à la prison, elles avaient été condamnées à l'immersion. Conduites au pont des Morts pour y être exécutées, une croute de glace épaisse recouvrait la Moselle. Un trou à faire dans la glace demandait un certain temps, celui dont disposaient deux seigneurs d'une famille messine pour demander la grâce des deux demoiselles. Elle leur avait été accordée à la condition de se marier aussitôt et des fiançailles avaient eu lieu sur le champ à l'emplacement du lieu des exécutions.

Quant à Didier Lainfant craignant d'être considéré comme complice, il s'était enfuit et tous ses biens avaient été confisqués.

La chapelle Saint Gal se trouvait au débouché de la rue entre le palais épiscopal et la cathédrale. La chapelle démolie en 1607, la rue l'évêque avait été élargie pour éviter le passage qui auparavant se faisait par la cathédrale.

A la même période, quatre maisons avaient été construites au contour de la porte vers les degrés de Chambre. Deux portes conduisaient à la place Saint Etienne.

Une boutique à trois arcades dite sur les degrés de chambre, existait vers 1650, faisant le contour sur la rue l'évêque près de la cathédrale.

Par arrêts du conseil d'état en 1754 et 1755, continuation de la rue neuve qui allait de la place d'Armes à la place Saint Etienne, pour la prolonger jusqu'à la place de Chambre. Aussitôt entrepris les travaux avaient commencé par l'abaissement du sol de la pente vers la place de Chambre. La maison n° 66 place de Chambre avait été démolie pour élargir la nouvelle rue. Des maisons de même élévation avaient été construites en 1760, avec un passage vouté donnant accès à la place Saint Etienne.

Cette rue avait pris le nom de rue Montmorency, évêque de Metz, puis celui de rue de la Rampe. Par arrêté de 1815 elle porte officiellement le nom du maréchal d'Estrées, qui fut gouverneur de Metz.

Présentant une trop forte pente, en 1824 la rue avait été relevée dans sa partie basse par la construction d'un refuge situé en face du passage de la place de Chambre à la rue des Roches.

La première maison à côté du portail de la cathédrale avait été occupé pendant une grande partie du 19ème siècle par le restaurant dit Rocher de Cancale.

En 1902 une maison contiguë à la cathédrale où se trouvait un commerce de fayence avait été achetée par la ville et démolie en 1904 pour élargir la rue. Un bloc de maisons le long de la rue avait également été démoli. Puis un mur avait été créé le long de la rue jusqu'à l'escalier de la place Saint Etienne.

Année 1913En 1936 au n° 1 se trouvait le café du marché couvert.


Collection D. Mahut

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