Délimitation de la commune du Sablon

Les limites entre le Sablon et Metz depuis la construction du chemin de fer, passaient au milieu des voies. Plusieurs bâtiments faisaient partie des deux territoires. A l'occasion du nouveau plan cadastral en 1886, le Sablon avait cédé environ 2 hectares ainsi que 3 constructions à la ville de Metz.

La commune du Sablon n'était plus propriétaire d'aucun terrain dans les environs du Pâté, le fort étant situé sur le territoire de Metz. Suite au changement du nouveau plan cadastral, Metz récupérant les terrains sur lesquels avait été construit le Pâté, pour compenser la perte des centimes additionnels pour le Sablon, il avait été proposé un capital de 1.000 marks. Le Sablon avait demandé 1.500 marks car les terrains cédés avaient beaucoup d'avenir d'où un préjudice pour le Sablon et un bénéfice pour Metz. (actuellement construction du centre Pompidou à cet emplacement)

Lors de l'établissement du fort, il existait un fossé se dirigeant à l'est vers la Seille en traversant les prés et qui servait à l'écoulement du trop plein du petit fort. Plus tard le génie militaire ayant donné plus de profondeur aux fossés du Pâté, avait établi un nouveau fossé de décharge plus au nord. De ce fait l'ancien fossé étant plus haut que le niveau d'eau du Pâté, avait été mis hors d'usage. Les fossés de décharge n'avaient en aucun cas été établis pour le service du port du canal.

De même les limites entre le Sablon et Montigny avaient disparu suite à l'établissement du chemin de fer. Des tractations avaient eu lieu entre les deux communes. Fin 1886 les deux parties campaient sur leur position et le cadastre prenait acte des revendications des deux communes.

Suite à l’établissement du chemin de fer à cheval sur les deux communes, le Baron de Hammerstein, président du département avait proposé que le terrain appartenant à la gare du Sablon d'une superficie de 14 hectares 22 ares et 18 centiares, d'un revenu de 1.642,54 francs (ou 1.314,0. marks) situé à Montigny soit cédé au Sablon. En échange le Sablon donnerait à Montigny le terrain près de la ferme de la Horgne de 12 hectares 35 ares et 10 centiares d'un revenu de 639,08 francs (ou 511,26 marks). En raison de la différence de revenu le Sablon donnerait en plus une indemnité proportionnelle à la perte. Le Sablon avait accepté le projet, par contre Montigny réclamait à la place du terrain près de la Horgne, la cession d'une partie de terrain équivalente entre la rue des Loges et la route d'Augny, ce que refusait le Sablon.

Le Sablon refusant de céder les terrains et maisons situés entre la rue des Loges et la rue d'Augny (rue du 20° corps) consentait à céder les terrains situés près de la ferme de la Horgne. Montigny ne voulait pas accepter l'échange de terrains près de la Horgne car trop écartés de la commune, et que le Sablon avait avantage à conserver. La partie gauche de la rue des Loges que Montigny accepterait en échange faisait déjà partie de la paroisse de Montigny où les personnes décédées étaient enterrées de longue date. Les enfants de cette rue fréquentaient l'école de Montigny qui avait toujours à sa charge l'entretien des routes et chemins de cette zone.

La réunion des deux communes de Montigny et du Sablon avait donné lieu à des pourparlers en 1895. La situation des deux communes avait changé. De villages ruraux elles s’étaient transformées en bourgs commerciaux. La population et les maisons s'accroissaient et devaient encore augmenter en raison de la construction de casernes.

Le président départemental était d'avis qu'il soit créée à Montigny et Sablon une organisation scolaire stable si les deux communes consentaient à fonder une école protestante en commun. La partie sud du sablon avait fait partie de Montigny pour les rapports religieux et scolaires et de ce fait, avait eu droit à la participation du cimetière de Montigny. Il en était résulté pour les deux communes l'installation mutuelle de la conduite d'eau. Sans cette conduite il n'y aurait pas eu toutes les nouvelles constructions.

La paroisse du Sablon avait finalement cédé à Montigny la partie délimitée par les rues Pétain, Mengin, Drogon, de la Marne,. La limite suivait ensuite à travers la gare de triage, les limites de Montigny jusqu'au chemin de la Horgne. Le chemin de la Horgne appartenait comme par le passé à la paroisse du Sablon, les limites longeant ensuite la rue Saint André qui appartenait en entier à Montigny, le chemin de la Grange Lemercier dont les deux côtés jusqu'au bout faisaient partie de Montigny. Les enfants de ces quartiers fréquentaient l'école de leur choix.

A partir du 1 mars 1936 tous les baptêmes, communions, confirmations, mariages et enterrements de ces quartiers avaient lieu officiellement dans la paroisse de Montigny.

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