La société de secours mutuel

Suite à la délibération du conseil municipal du 8 février 1855, un arrêté du Préfet avait autorisé la création d'une société de secours mutuel. Le Préfet avait remarqué que le Sablon était composé de nombreux ouvriers et petits commerçants, ainsi qu'un assez grand nombre d'habitants aisés, connus pour leur sentiment de charité et qui pouvaient aider la société.

Le 13 décembre 1855 le Maire Godard et le Curé de Tinseau avaient convoqué les notables dans le but de créer la société de secours mutuel. Charles Richon qui avait un double domicile à Metz et au Sablon, avait été proposé comme président et les statuts de l'association déposés en 1856.

En 1856 les statuts de la société avaient été déposés à la préfecture sous le numéro 16. Le but était de procurer à ses membres l'assistance du médecin, les médicaments et pourvoir aux frais funéraires.

Le dimanche 1er août 1858 la société avait célébré sa fête annuelle. S'étaient joints à la manifestation les sociétés de prévoyance de Metz et la société de secours mutuel de Montigny, tous accompagnés de leur conseil d'administration. Le vice président de la société du Sablon, Monsieur Ismeur représentait l'association.

Le 29 septembre 1859 la société avait été autorisée à accepter la donation d'une rente de 10 francs sur l'état.

Le 7 août 1860 la société avait fêté le cinquième anniversaire de son établissement. Des récompenses avaient été distribuées aux enfants des sociétaires qui s'étaient distingués par leur bonne conduite.

En juillet 1865 Monsieur Richon démissionnaire pour raison de santé, avait été remplacé par Monsieur Willers -Schwartz, négociant à Metz et Maire du Sablon.

Le Sablon avait fait construire une salle du greffe pour y déposer les papiers de l'association. Le vice président, Monsieur Ismeur, avait refusé de les donner, préférant les garder dans son débit de boisson. Le 20 juillet 1866 Jean Muller, garde champêtre, chargé par le Maire de récupérer le registre des délibérations, se le voyait refuser par le vice président.

Le nouveau président refusant ce système s'était plaint auprès du Préfet des agissements de son vice président, qui sous la présidence précédente, conservait le registre et envoyait les convocations pour les réunions.

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