Les haranguiers

Au 15ème et 16ème siècle les haranguiers étaient des vendeurs de marée, autrement dit des poissonniers.

Ils vendaient entre autres, des harengs, du cabillot, du saumon salé et tous autres poissons marins.

Ils ne devaient vendre le poisson au détail tant que le maître ou les jurés ne les avaient visités pour voir s’ils étaient bien tels qu’ils devaient être. Dans le cas contraire une amende de 10 sols messins était due.

Celui qui avait vendu des harengs corrompus payait une amende de 10 sols pour chaque vente. Le reste du poisson était jeté à la rivière.

Etaient aussi jeté à la rivière les poissons trempés dans de l’eau chaude, le saumon rance et une amende de 10 sols était infligée au poissonnier.

Il était défendu de vendre la marée ailleurs que devant la maison du haranguier ou dans la rue Vazelle (entre les rues Paul Bezanson et du Palais).

Les haranguiers qui avaient lavé, trempé et mis les poissons dans la rue, devant leur maison, ou dans la rue Vazelle, de jour ou de nuit, portaient les déchets à la rivière. Pour que nul des manants de Metz n’en ressente aucune puanteur, ni odeur, une amende de 10 sols était prévue pour le poissonnier qui ferait autrement.

Pour avoir l’autorisation de s’établir et de vendre du poisson, le haranguier payait une taxe de 20 sols messins.

Les haranguiers ne devait pas passer d’accord entre eux, autre que celui des atours (règlement) du 7 novembre 1485.

Une veuve de haranguier pouvait vendre du poisson toute sa vie sans payer la taxe d’établissement.

Le maître ou les jurés ne devaient accepter aucun étranger qui voulait vendre du poisson avant qu’il n’ait habité à Metz depuis un an et un jour. L’étranger voulant être poissonnier à Metz était tenu le temps qu’il y demeurait, d’aider à garder la tour du métier comme les autres haranguiers étaient tenus de le faire.

Le 1er décembre la corporation se réunissait devant le moustier Saint Pierre et encaissait les amendes dont la moitié était à apporter chaque mois au clerc de la ville.

Les Treizes et les Paraiges (administrateurs de la ville) n’avaient pas autorité pour donner une licence de haranguier, auquel cas cette licence serait de nulle valeur.

En février 1606 sur plainte de plusieurs personnes, une ordonnance de police n’autorisait à nouveau, la vente de poissons que devant la maison du poissonnier ou aux places autorisées. Certains haranguiers exerçaient leur métier en vendant en la rue de la grande église, louant des places devant les logis de certaines personnes, en contravention avec l’atour du métier.

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