Evolution du village

Au milieu du 19ème siècle le Sablon était composé d'habitations isolées sur une vaste étendue de terrain, presque toutes éloignées de l'église et de l'école. Les habitants, des jardiniers étaient très laborieux. En 1851 la population était d'environ 800 âmes pour passer à 938 habitants en 1866.

Au mois d'octobre 1847 un nouveau plan cadastral dénombrait environ :

  • 186 hectares de terre labourable,
  • 47 hectares de jardin,
  • 36 hectares de pré,
  • 23 hectares de vigne,
  • 7 hectares de verger,
  • 38 ares de terrain planté de peupliers,
  • 33 ares de sablière,
  • 20 ares d'oseraie,
  • 2 ares de pâture,

Les maisons au nombre de 159 et les 21 loges d'agrément occupaient une surface de 3,5 hectares y compris l'école et le lavoir, les chemins et les places publiques 13 hectares, la rivière 3 hectares.

La surface totale était d'environ 320 hectares.

Le Sablon en 1844

Le 22 juin 1844 l'adjoint au maire du Sablon appelé pour dresser le procès verbal d'un suicidé par strangulation, avait été tellement saisi à la vue du cadavre qu'il était mort quelques temps après avoir rempli son office.

Adrien François Anderlé né à Metz le 3 mars 1845, fils de Charles Anderlé et de Madeleine Seurette, était cuisinier à New York en 1868.

En mars 1847 le conseil municipal se préoccupait moins de l'emplacement du chemin de fer que de celui à affecter au polygone du Génie. Il craignait que les 4 hectares à restituer au polygone ne soient pris sur les excellentes terres cultivées en jardinage.

Suite à la révolution de 1848 amenant l'abdication du Roi Louis Philippe et la proclamation de la république, le maire du Sablon avait adressé le 15 mars au journal Le courrier de la Moselle le mot suivant : "J'ai adressé le 4 de ce mois à la préfecture l'adhésion du conseil municipal de notre commune au gouvernement républicain. Une souscription ouverte auprès des habitants en faveur des victimes de février à Paris, a produit 4,50 francs que je vous envoie."

A partir de 1850 de nouvelles constructions et quelques ateliers s'étaient installés. Entre 1850 et 1870 environ 300 nouvelles maisons avaient été construites.

En février 1853 une carrière avait été ouverte à côté de l'église, sur le terrain communal qui présentait des irrégularités le rendant impropre à la culture. Le sieur Jacquemot, carrier à Magny, s'était engagé à niveler le terrain, qui renfermait du sable et des cailloux, pour le rendre cultivable en remplaçant le sol par de la terre végétale, à l'exception d'une longueur de 12 mètres sur 3 mètres à côté de l'église.

Le 3 mars 1857 la gendarmerie avait été prévenue de la disparition d'une femme de 50 ans environ, mère de famille. On pensait qu'elle se serait donné volontairement la mort en se jetant dans la Seille. On avait découvert près de Marly ses vêtements et on avait pu suivre la trace de ses pas jusqu'au bord de la rivière. Les recherches n'avaient pas abouties pour retrouver son cadavre. Le corps de la malheureuse femme avait été retrouvé le 7 avril près du pont de Magny dans un état complet de décomposition.

En 1857 une partie de l'ancien chemin de Magny qui renfermait du sable et des cailloux, resté sans emploi depuis la construction du chemin de fer allait permettre d'y ouvrir une carrière. Plusieurs parcelles, environ 24 ares, provenant d'excédent de terrain avaient été vendues.

En 1858 plusieurs habitants du Sablon depuis une trentaine d'années, étaient inscrits sur une liste d'attente pour la culture des portions communales. Il avait été décidé en 1829 que d'après l'usage local, l'habitant né au Sablon, avait la primeur sur l'étranger venu s'y établir. Le sieur Boistaux, arrivé au Sablon en 1827, avait fait ménage séparé de ses parents en 1830. Il s'était établi en qualité de cabartier en 1831 et marié en 1832. Il contestait sa place sur la liste d'inscription, derrière Louis Metry, Jean Hennequin, Jean Baptiste Jouin, Jean Mettelin, qui avaient élus domicile au Sablon en 1829.

Le 26 janvier 1860 adjudication d'un beau jardin de mésoyer entouré de murs, de 44 ares de superficie, dans lequel se trouvaient deux loges en maçonnerie, lieudit la fontaine brûlée, entre deux chemins, conduisant l'un au Sablon, l'autre aboutissant sur la propriété de Monsieur Ferry. La même année la commune avait vendu aux hospices civils, un délaissé du chemin de Marly , longeant le jardin de Saint Nicolas au lieudit Champapane. Le Sablon s'était engagé à faire abattre à son profit les arbres bordant le chemin.

En février 1860 le terrain communal de 18 ares près de l'église, avait été loué à Jean Barba, jardinier au Sablon, la vente en étant définitivement annulée. Le chemin de Tivoly conduisant de la fontaine à la place publique près de l'église, avait été reconnu en bon état de viabilité.

Le 1er mars 1860 le tribunal correctionnel de Metz avait condamné à 6 mois de prison François Alizé, tonnelier au Sablon, pour mutilation d'arbres sur un chemin communal.

En juillet 1861 Simon Louis Frères de Metz, avait protesté contre la vente de terrain près du chemin creux, la partie restante ne permettant plus de tourner avec une voiture. De plus Madame Heurtault et Messieurs Chéry et Hognon s'opposaient au détournement des eaux de la fontaine brûlée. Le conseil municipal avait jugé les parcelles à vendre inutiles à la voie publique, le produit de la vente pouvant servir aux travaux à effectuer à l'école.

En mars 1862, un terrain provenant d'un excédent de largeur du chemin de la Horgne, contiguë à la maison Chevreau, le seul riverain, au lieudit à la Foire ou en Abaumont avait été vendu à celui-ci.

Le 14 octobre 1862 vente à l'amiable d'un pré de 6 hectares 36 ares 50 centiares, avec pépinière, situé sur la Seille, entre les portes Saint Thiebault et Mazelle, limité par les remparts de la ville, la rivière, le fort du pâté et le pré de Monsieur Prévot. L'emplacement était tout a fait convenable pour l'établissement d'un chantier de pierres.

En juin 1863 le conseil municipal avait envisagé la vente des arbres situés sur le chemin de la chapelle, qui avaient atteint le terme de leur croissance. L'autorisation en avait été demandée au Préfet et une demande faite pour qu'il ne soit pas donné suite à la vente d'arbres prévue sur l'ancien chemin de Magny (décision préfectorale du 16 février 1863) et à l'élagage de ceux situés en Abaumont. Un terrain communal en Abaumont avait aussi été proposé à la vente.

En 1865 considérant qu'un sentier situé lieudit "derrière la ville" n'était d'aucune utilité et servait de refuge aux maraudeurs et aux filles de mauvaise vie,le sieur Celestin avait demandé à l'acheter. En raison du mécontentement des habitants le sentier ne lui avait pas été vendu.

En 1867 plainte par le sieur André en raison de la présence de dépôts de fumier le long du chemin conduisant de la fontaine brûlée à l'église (rue saint Pierre) où se trouvaient quelques maisons d'habitation, les émanations pestilentielles nuisant à la santé publique.

Le 19 novembre 1867 la femme de François Urbain (Anne Toussaint) avait sans aucun motif traité la femme de Jacques Nicolas (Marie François) de voleuse qui allait au clair de la lune voler des échalas et de la salade.

Charles Klang, coiffeur à Metz avait réclamé le 16 Septembre 1868, à Thiry militaire retraité et aubergiste au Sablon, 33,50 francs pour le prix d'abonnement à la barbe et fournitures diverses.

En 1870 l'actif de la commune se composait : de l'église, de l'école, du presbytère, du cimetière, du jardin de l'instituteur et du curé, de pré sur la Seille et de plusieurs ares de terre.

En 1870 une centaine de maisons avait été détruite en raison de la guerre.

ARMAND

j'ai une photo ancienne du cimetiére de chambiere que je voudrais dater
c'est un monument des officiers francais mort en 1870/1871 qui represente un soldat touner coter un autre monument et une petite croix en bois dessous.
CORDIALEMENT;

ARMAND mardi, 10 mars 2009 - 21:15

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