Les lanterniers souffletiers

Le lanternier fabriquait des lanternes, le souffletier était un faiseur de soufflets.

La lanterne était revêtue d’une matière solide et transparente, ouverte dans sa partie supérieure et fermée de toute autre part. Au centre on plaçait un corps lumineux de manière qu’il éclaire et que le vent ne l’éteigne pas.

La corporation des lanterniers et souffletiers de Metz était régie par les règlements de 1382 et de 1412 ainsi que par deux arrêtés du parlement du 4 novembre 1656 et du 26 mai 1657.

L’apprentissage durait deux ans. Chaque maître ne pouvait prendre qu’un apprenti à la fois. A la fin des deux ans, l’apprenti devait faire un chef d’œuvre, c’est à dire un soufflet double, un falot, une lanterne de bois, un plat et une cuillère en fer blanc.

Le maître lanternier payait 20 sols de droit d’établissement. Toute erreur de fabrication était passible d’une amende de 10 sols messins dont la moitié pour la ville. Chaque lanternier pouvait fixer son prix comme il lui plaisait.

Les lanterniers ne pouvaient conclure entre eux aucun accord que ceux contenus dans les règlements.

Les veuves pouvaient continuer le métier toute leur vie, sans payer de droit d’établissement.

Aucun étranger ne pouvait s’établir avant un an et un jour de présence à Metz.

En mars la corporation se réunissait devant le moustier Saint Pierre.

Toutes les amendes perçues étaient apportées chaque mois au clerc de la ville qui en percevait la moitié. L’autre moitié restait à la corporation.

Les Paraiges et les Treizes (administrateurs de la ville) ne pouvaient donner aucune nouvelle licence sous peine de nullité.

Un arrêt du parlement du 26 mai 1657 ajoute que précédemment après deux ans d’apprentissage et la présentation d’un chef d’œuvre le lanternier pouvait créer son établissement.

Pour éviter dans l’intérêt du public que plusieurs particuliers ne travaillent sans la capacité nécessaire, à l’avenir nul ne pouvait être reçu au métier de lanternier souffletier, sans avoir fait son chef d’œuvre devant le maître juré.

Le maître d’apprentissage avait l’obligation de faire enregistrer son apprenti sur le livre des maitres en payant 5 sols pour l’enregistrement.

Etant reçu le nouveau lanternier pouvait s’établir en payant 10 livres messins, les fils de maitres ne payant que 30 sols messins sans être obligés de faire de chef d’œuvre.

Toute personne autre que celles reçus en la maîtrise, ne pouvait faire aucune pièce de fer blanc soufflée, clouée, ni soufflets, à peine de 6 livres d’amende et de confiscation des pièces.

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