L’ancien cimetière

En septembre 1851, pour financer la construction du mur du cimetière, il avait été envisagé de vendre 18,40 ares de terrain au lieudit Tivoly.

Le cimetière en 1851L'entrepreneur Edouard Lapointe d'Augny avait construit les murs, l’entrée étant fermée par une porte en fer. Le cimetière était contigu à l'église qui était assez isolée des habitations.

En 1859 la commune avait envisagé de vendre un terrain situé derrière l'église, dont le curé et l'instituteur avaient la jouissance. L'évêque s’était opposé à la vente, sous le motif que le mur mitoyen du cimetière, en raison de sa destination religieuse était assimilé aux églises et devait être préservé de tout usage profane.

Suite à l'augmentation de population, aux accidents causés par le chemin de fer, ainsi qu'aux décès de personnes de la ville venues au Sablon pour rétablir leur santé, le cimetière était devenu trop petit. La vente prévue du terrain derrière l’église avait été annulée, il fallait le garder en prévision de l'agrandissement. Ce terrain était loué jusqu'en décembre 1860 au sieur Barba.

Le 3 avril 1859 François Berard qui s'était suicidé, avait été enterré à 7 heures du soir.

En 1861 une dépense de 10 francs, concernait l'achat de bricoles pour le brancard du cimetière.

Fin 1868 le cimetière devenu trop petit, pour enterrer les sœurs de Sainte Chrétienne dans un lieu séparé, la Sœur Sainte Régine avait offert un terrain acquis par elle en 1855, situé en face du cimetière, (à l’emplacement du collège approximativement face au monument aux morts) seulement séparé par un chemin.

Le conseil municipal avait donné un avis favorable, tout en souhaitant que le cimetière des sœurs soit établi dans la partie inférieure, afin de moins déprécier les propriétés environnantes.

Charles Richon et Nicolas Mory étaient opposés à la création de ce nouveau cimetière, leurs puits étant à seulement 50, 60 et 90 mètres. D'autres puits se trouvaient également à des distances allant de 60 à 90 mètres. En janvier 1869 le Préfet avait ordonné une enquête, un avis favorable étant donné en février. Ce cimetière a-t-il existé, un plan du projet en est la seule trace.

En mai 1868, il était devenu urgent de songer à l'agrandissement du cimetière, avec l'adjonction d’un terrain communal.

Une opposition au projet d’agrandissement du cimetière avait été formulée en 1868 par Monsieur Mory dont la maison de campagne (maison Sainte Agathe) se trouvait à 76 mètres de l'angle du cimetière.

Celle-ci avait été rejetée par le conseil municipal, le mur de clôture se trouvant à 76 mètres de la maison de Monsieur Mory, mais aussi à 35 mètres d'autres habitations.

En avril 1870 un devis avait été établi et un mur de 2.10 mètres de haut, avait été construit.

La population avant 1869 était catholique, à l'exception de deux familles.

En 1861 et 1865, Monsieur Dietz, ingénieur au chemin de fer, avait acquis deux concessions dans la partie catholique du cimetière, pour l'inhumation de la famille de sa femme catholique. Il n'existait à cette période qu'un seul cimetière, le cimetière protestant n’étant créé que le 28 octobre 1870.

Le 29 août 1870, la mère protestante de Monsieur Dietz était décédée au 20 de la rue Chèvremont. Monsieur Dietz avait demandé que sa mère soit enterrée au Sablon, en raison du blocus de la ville. Il envisageait par la suite le transfert du corps en Alsace. L'évêque avait refusé. Monsieur Dietz avait informé le Général Coffinière qui était intervenu auprès du Préfet. L'inhumation avait été acceptée à titre provisoire. Le jour de l'inhumation, une somation d'huissier avait été présentée, afin que l'inhumation ait lieu dans la partie catholique.

Cimetiere en 1870Les voies de communication redevenues libres, l'exhumation prévue n'avait pas eu lieu. La défunte protestante était restée enterrée dans la partie catholique. Le caveau à perpétuité ayant été construit en pierres de taille, muré sur toutes ses faces et entouré d'une grille, se trouvait ainsi isolé du cimetière catholique. D'autres tombes protestantes se trouvaient également enclavées au milieu des sépultures catholiques.

Emplacement des tombesSuite à la guerre de 1870, il avait été établi des tombes de guerre : 8 tombes protestantes séparées, dont la tombe de Schulz, gratuite à perpétuité, au cimetière catholique, 20 tombes séparées et gratuites à perpétuité.

Les échelles des pompiers avaient été placées le long du mur du cimetière, sous un avant toit.

En 1871 une concession à perpétuité avait été offerte à la congrégation de Sainte Chrétienne. La supérieure décédée en 1870 y était d'ailleurs déjà enterrée.

En 1880 un mur à fleur de terre avait été édifié en séparation du cimetière des suicidés.

En août 1909 avait eu lieu la translation des restes des guerriers de 1870, morts aux ambulances du Sablon, exhumés de l'ancien cimetière (33 soldats français, 3 officiers français, 22 soldats allemands).

Le cortège avait contourné l'église, était passé devant le petit bâtiment qui servait de morgue et avait défilé lentement par les rues tortueuses qui conduisaient au nouveau cimetière

En 1913 une indemnité de 20 marks pour chaque four, avait été allouée pour le transfert des concessions, de l'ancien au nouveau cimetière.

Ce billet n'a pas de commentaires

Fil des commentaires de ce billet

Ajouter un commentaire

Les commentaires peuvent être formatés en utilisant une syntaxe wiki simplifiée.

:-) ;-) :-/ :-| :-D :-( :-C 8-) :-o ;-( 8-O :-D


counter