L'ancienne école

Après la révolution en 1795, le Sablon était habité par seulement 26 familles. Une quinzaine d'années plus tard il y avait environ 200 habitants et 67 maisons.

En 1811 la commune du Sablon pour créer une école avait loué une maison appartenant à Monsieur Georges, rentier de Metz. Celui-ci possédait deux maisons au Sablon, à l'emplacement actuel de la maison de retraite des sœurs de Sainte Chrétienne, rue saint Pierre. Le loyer était de 84 francs par an et avait augmenté à 103 francs en 1825 pour rester stable jusqu'en 1833. La commune avait acheté un fourneau, une table et deux bancs.

Une sœur faisait la classe aux enfants, puis avait été remplacée en 1813 par un instituteur.

En 1831 en raison de l'augmentation de population, dont 248 enfants, la décision avait été prise de construire une école.

Plan du lieu de construction de l'écoleEn 1833 un terrain avait été acheté pour y construire l’école à l'angle des rues Saint Pierre et de la Chapelle. En été 1834 un mur de clôture avait été fait, pour que les élèves ne soient pas distraits par les personnes qui s'approcheraient des croisées. En 1835 construction face à l'école, de l'autre coté de la place, de latrines.

En septembre 1833 l'instituteur Delsogne renvoyé avait été remplacé par Nicolas Durand, ancien élève de l'école normale. Le renvoi était motivé par le fait que l'instituteur étant chantre à la cathédrale, allait deux fois par jour chanter la messe et les vêpres, délaissant ses élèves une grande partie de la journée.

En 1842/1843 l'inspecteur des écoles notait que l'instituteur Cabirol était mou, indolent et que l'école était plus que négligée.

En 1848/1849 l'école communale élémentaire payante recevait 26 garçons et 12 filles en hiver comme en été. Étaient reçus à titre gratuit : 2 garçons et 1 fille.

L'instituteur monsieur Cabirol percevait 300 francs de traitement fixe et 70 francs au titre de rétribution scolaire. Cette école était avec la proximité de Metz, réduite aux proportions d'une salle d'asile. A cette circonstance venait se joindre le peu de capacité de l'instituteur, raisons de la désertion générale des élèves les plus âgés.

Les maisons de Monsieur Georges appartenaient à présent à son gendre Monsieur Maltete, capitaine en retraite, titulaire de la légion d'honneur. En 1850 les sœurs de Sainte Chrétienne s'étaient installées dans ce bâtiment qui avait déjà servi d'école auparavant. Une des maisons qui comptait 41 fenêtres, avait été démolie, reconstruite et agrandie comportant 63 fenêtres.

En 1852 dans ces bâtiments, ouverture par les sœurs de Sainte Chrétienne, d'une école de filles qui comportait deux classes. La commune avait acheté du mobilier pour 124,54 francs et payait les sœurs institutrices. Les enfants pauvres étaient reçus gratuitement dans l'école des sœurs.

En 1858 des difficultés étaient survenues entre la commune et les sœurs, au sujet du mobilier. L'école des sœurs, de communale était redevenue école libre, et les sœurs avaient remboursé 150 francs à la commune en compensation du mobilier acheté par celle-ci en 1852.




En 1852 des réparations avaient été faites à l'école communale pour un montant de 400 francs.

Plan intérieur de l'écoleEn 1859 l'école était devenue trop petite. La salle de classe au rez-de-chaussée, qui servait en même temps de salle communale, ne pouvait contenir que 50 élèves. Le conseil municipal qui ne possédait pas de local envisageait de construire à l'étage, une salle de réunion ainsi qu'une salle pour y déposer les archives.

Pour agrandir la salle de classe, le projet prévoyait de démolir le mur qui séparait l'école de la place publique. Le logement de l'instituteur serait modifié. Au dessus du toit, il serait édifié un campanile destiné à recevoir la cloche qui sonnerait la rentrée des classes. Les lieux d'aisance devaient être placés en vue de l'estrade du maître et les cabinets destinés à chaque sexe bien isolés l'un de l'autre.

Le taux de rétribution scolaire payé par les parents, avait été fixé par décision du conseil municipal le 10 février 1859, à 1,50 franc par mois ou 6 francs pour l'année entière. L'instituteur qui se chargeait du chauffage était rétribué par les parents, 1 franc par mois de chauffage. Le Baron Jeanin Préfet, avait signalé au maire que le chauffage était à la charge de la commune. Le chauffage ne figurant pas au budget de l'année1860 serait donc encore payé par les parents. En 1861 le chauffage avait été prévu au budget communal.

En février 1863 l'on s'était aperçu que la cheminée qui devait exister dans l'une des pièces du logement de l'instituteur n'avait pas été construite. Il n'existait qu'une cheminée dans la cuisine.

Le montant total des travaux exécutés par l'entrepreneur Jean Pierre Pallez de Retonfey, était de 8.680,36 francs et le prix du mobilier supplémentaire de 712,95 francs.

En mai 1863 plusieurs familles se plaignaient du prix de la scolarité pour leurs filles qui fréquentaient l'école des sœurs. Par mesure d'économie ces familles n'envoyaient en classe qu'une fille au lieu de deux ou trois. Suite à la réclamation le Maire avait demandé à la supérieure, de convertir l'école libre qui existait en école communale. Celle-ci y avait consentie à partir d'octobre, moyennant un salaire fixe annuel de 700 francs pour les deux sœurs faisant les cours, mais le conseil municipal n'avait accepté de payer que la somme de 500 francs.

En 1864 Madame Goujon de Thuisy avait fait un don de 200 francs aux sœurs, destiné à secourir les enfants pauvres des classes du Sablon.

En 1866 l’école de garçons ainsi que l’école de filles qui appartenaient à la commune, avaient été reconnues convenables.

1866 École de garçons

La commune avec 1072 habitants possédait une école publique laïque pour enfants catholiques :

  • 12 élèves avaient moins de 7 ans,
  • 55 élèves payants et 1 gratuit
  • 30 élèves en cours d'adultes.

L'école appartenait en entier à la commune. L'instituteur Louis Joseph Lalance était marié et titulaire du poste. Il était aidé par un maître-adjoint. Coût pour la commune : 200 francs de traitement, 404,80 francs de rétributions scolaires, 95,20 francs de complément et 370 francs de divers revenus = total 1070 francs.

La direction de l'école était bonne. L'instituteur était zélé, intelligent et très attaché à ses devoirs. Il avait déjà effectué d'excellentes améliorations dans la direction de l'école laissée dans un triste état par son prédécesseur . Il était très estimé de la population et des autorités.

1866 École de filles

C'était une école pour élèves catholiques, propriété de la commune.

  • 212 élèves de moins de 7 ans la fréquentaient,
  • 56 élèves payantes et 9 gratuites,
  • 45 filles faisaient des travaux d'aiguille à l'école.

L'institutrice Henriette Godfrin, sœur Saint Simplice, avait 49 ans et 25 ans de service. Employée dans une école publique elle était titulaire de son poste et appartenait à la congrégation de Sainte Chrétienne. Elle était aidée par une sous-maîtresse. Son traitement était de 500 francs et la rétribution scolaire de 368,80 francs.

La tenue de l'école était plutôt bonne. Cette école devenue communale, de libre qu'elle était, tout en étant assez bien dirigée, aurait dû cependant donner un enseignement plus soutenu.

En novembre 1874 les parents des enfants fréquentant l'école, avaient demandé que les portes de l'école ne soient fermées qu'à 8 heures 1/2 en hiver. Il était arrivé que des enfants en retard en raison de l'éloignement de leur domicile et trouvant la porte fermée, aient été obligés de retourner chez eux.

En mars 1878 les ressources de la commune ne permettaient pas l'achat d'une maison pour en faire une salle d'asile. Il fallait envisager des démarches auprès des sœurs afin qu'elles se chargent de la salle d'asile dans leurs bâtiments.

En 1886 deux nouvelles salles de classe avaient été construites pour les garçons, l'ancienne étant occupée par les filles. La commune avait vendu dix volets hors d'usage et un escalier provenant de l'école.

Le 1 octobre 1886 le curé Cordel avait écrit à l'évêque pour l'informer de la situation de l'école

  • deux nouvelles salles de classe avaient été construites pour les garçons, l'ancienne étant occupée par les filles.
  • Deux maîtres faisaient l'école dans le nouveau palais scolaire à 50 mètres de l'église.

Le premier maître catholique s'occupait des enfants de 10 à 14 ans, c'était l'ancien instituteur lorrain, l'ennemi juré du curé, car en bons termes avec les allemands. Le second maître protestant s'occupait des enfants de 6 à 10 ans (45 protestants sur 220 élèves).

Le conseil municipal comptait 16 membres, 9 allemands et 7 lorrains. La population française catholique était tributaire de ces individus protestants et antireligieux. Elle n'osait pas lever la tête et se contentait de serrer le poing dans sa poche.

Page d'un cahier de classe en 1893 Page d'un cahier de classe en 1895

En avril 1898, 260 enfants catholiques de 6 à 14 ans fréquentaient les 6 classes du Sablon et 35 élèves externes, celles de Metz. Quand les maisons ouvrières seraient occupées, il faudrait compter 350 enfants catholiques.

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