Exercice de la justice

- Le 25 Fructidor an XI, Claude Ismeur, mésoyer au Sablon, était curateur d'Anne Simony, sa nièce, en raison du décès de la mère de celle-ci Thérèse Ismeur, soeur de Claude. Le père d'Anne, François Simony, s'était remarié.

Anne était victime de mauvais traitements de la part de sa belle-mère qui lui donnait des coups de poings dans le ventre et l'estomac. De plus elle se trouvait abandonnée sur les chemins et exposée aux accidents que son age de 3 ans ne pouvait pas lui permettre d'éviter.

Les témoins des sévices étaient Antoine Simony aïeul, Nicolas Simony oncle, Louis Simony oncle, Jacques Ismeur cousin, tous de Metz.

Le conseil de famille avait estimé qu'il était nécessaire de retirer l'enfant à son père, pour la confier à Antoine Simony dont l'attachement pour l'enfant était reconnu par le conseil de famille.


- Le 23 fructidor an XIII à 9 heures du matin, étaient comparus Pierre Michaux mesoyer au Sablon, Nicolas Michaux sergent au 81ème régiment d'infanterie de ligne, en garnison à Besançon, Jean Guerin maréchal-ferrant de Norroy le Veneur, époux de Marie Michaux, tous héritiers de Simon Michaux vivant fusilier à la 71ème brigade d'infanterie, décédé à la Guadeloupe.

Ils demandaient que Pierre Rodot mesoyer, soit condamné à faire la présentation des effets du défunt lors de son départ de Metz et obligé à payer 368 francs pour six années de loyer échu pour des terres au Sablon que lui avait loué le défunt.


- Bastien Lejail garçon mesoyer de 21 ans du Sablon, fils de Paul Lejail et Marie Thomas était sur le point de se marier avec Françoise Jacquemar fille de François Jacquemar vigneron à Saint Julien et de Marie Anne Pelte. A la date du 11 août 1806 , il avait besoin du consentement de ses père et mère, mais son père était absent depuis 11 mois sans avoir donné de nouvelles. Il était parti pour conduire à l'armée une voiture de réquisition pour le contingent des communes du Sablon, de Montigny et de Saint Privat. Ses témoins étaient Claude Lejail mesoyer au Sablon et François Véry au Sablon ses oncles.


- Claude Tribout, ancien artiste vétérinaire du département, avait démissionné le 2 juin 1807, de son rôle de tuteur des enfants de feu Jean Pierre Hamant, aubergiste à Montigny et de feu Anne Tribout

La cause en était qu'obligé de la fourniture des chevaux pour plusieurs régiments, il devait s'absenter souvent pour des temps très longs.


- Le 11 septembre 1807, était décédé à la maison de détention de la ville, Louis Michaux demeurant chez Dominique Mathieu, son gendre, concierge de la maison de détention.


- Mathieu Willaume jardinier au Sablon, avait été nommé garde particulier le 22 septembre 1807, pour garder les possessions du sieur Charles Pierron , juge au tribunal de commerce de Metz. Les biens du juge étaient situés au Sablon et à Saint Privat, (Montigny) et le maire du Sablon en avait accepté la nomination.


- Etienne Bello charpentier au Sablon, époux de Christine le Roy était en instance de séparation de corps le 31 août 1808 .

Etienne conservait ses outils, le vin qui se trouvait à la cave, le foin engrangé et les pigeons.

Christine renonçait à la maison construite en planches sur son terrain, lieudit Croix saint Laurent, (près du pont de l'Argonne) mais Etienne s'obligeait à la démonter et la transporter hors du terrain au plus tard dans les six semaines. Christine gardait les légumes et fruits plantés sur son terrain, mais aussi des pièces de poterie en terre, des verres et bouteilles, deux chenets, deux poêles, une crémaillère, un trépied , une lampe, une cuillère, un arrosoir, un flambeau en cuivre, trois assiettes, quatre plats, deux salières, neuf gobelets, un carafon, un chaudron, un miroir, quatre estampes, sept draps, une taie de plumon, deux armoires, la couche (lit), mais elle devait donner 24 francs à Etienne pour sa participation à la construction du puits.


La chute- Pierre Husson de la rue du Pontiffroy , était le 3 septembre 1810 occupé à promener deux chevaux appartenant au sieur Tribout père, marchand de chevaux à Metz, place des spectacles. Les chevaux qui se trouvaient sur la route près de la lunette de Montigny, avaient été effrayés et avaient jeté bas ledit Pierre qui avait eu la jambe fracturée et qui était resté longtemps sans secours sur la route.


- En juillet 1812 Marguerite Henry fille de Dominique Henry plâtrier rue du Neufbourg et de feu Elisabeth Simony avait besoin du consentement de son père pour se marier. Celui-ci était entré en qualité d'infirmier dans les ambulances militaires depuis 16 ans et n'avait pas donné de ses nouvelles.


- Jacques Théodore Moreau jardinier à Metz, possédait un terrain sur le chemin de Rivage (Avenue Malraux) . En face de lui Dominique Lagrange possédait une maison dont le chéneau aboutissait sur la route en hauteur. Moreau recevait chez lui les eaux de pluie qui après avoir traversées le tas de fumier de Lagrange, faisaient pourrir les haies de Moreau. Il avait déposé une plainte le 26 septembre 1809.

Le 28 août 1812 Théodor Moreau avait fait citer le sieur Mathieu Villaume jardinier au Sablon. Celui-ci avait dit que la demande formée par Moreau contre le sieur Lagrange en 1809 était une chicane faite par un esprit inquiet et tracassier. Il n'en était plus question ce jour puisque la haie avait été arrachée.


- Par devant le bureau de paix avait comparu le 9 novembre 1813, le sieur Jean Tribout ancien mésoyer demeurant au Sablon près de la Horgne, lequel avait dit qu'il avait laissé de confiance et à titre de prêt au sieur Pierre Tribout son fils, demeurant au même lieu :

  • une couche roulante,
  • une table en bois de noyer,
  • une grande armoire en bois d'ébène,
  • une beurtoire,
  • un pressoir,
  • deux hottes de sapin,
  • six hottes de vieilles futailles,
  • un grand cuveau à lessive,
  • deux petits cuveaux,
  • une baignoire,
  • une tourtière en cuivre rouge,
  • des outils de foin ainsi que des outils de jardinage.

Et comme il résidait dans la même maison que son fils, il y avait lieu de croire qu'ils vivaient dans l'union et l'harmonie. Bien au contraire se trouvant vexé et menacé continuellement par son fils, il ne lui restait d'autres moyens pour passer le reste de ses jours tranquillement, que celui de vivre ailleurs.

A cet effet il avait réclamé ses meubles, mais son fils avait refusé de les lui rendre. Il demandait en justice que son fils soit tenu soit de lui rendre les meubles, soit qu'il ait à lui payer la somme de cent dix sept francs.

Jean Tribout se trouvait privé de tous ses biens. Il demandait que son fils lui verse un supplément de pension 100 francs.

Avait aussi comparu Pierre Tribout le fils, lequel avait affirmé que son père ne lui avait rien prêté et il le défiait d'en apporter aucune preuve. Quant à la demande de supplément de pension il se réservait aussi de s'en défendre si son père y donnait suite.


- Le 15 mars 1814, Michel Louyat de Mont n'avait pas été nommé tuteur des enfants de défunt Pierre Louyat, en raison du blocus de la place de Metz.


- Marguerite Stolp, 51 ans, journalière au Sablon, sur le point de contracter mariage le 18 octobre 1814, ne pouvait donner le consentement de ses parents ne connaissant pas leur lieu de résidence. Son père Nicolas François Stolp était parti du Sablon en 1763 et sa mère Marguerite Richard avait aussi quitté le Sablon en 1764.


- Dominique Baptiste de Montigny avait réclamé le 12 juillet 1814, au sieur Gauvin, cabartier au Sablon, la somme de 150 francs pour lui avoir livré 10 hottes de vin. Gilbert Gauvin avait répondu qu'il ne devait rien car le sieur Baptiste avait vendu le vin à la dame Lipinsky le 17 mai précédent.

Le sieur Baptiste avait demandé à Gilbert Gauvin de prévenir la dame Lipinsky afin qu'elle vienne chercher son vin. Cet acte ne pouvait être considéré que comme une complaisance de sa part et non comme un engagement.


-Le maire Nicolas Tribout avait le 7 janvier 1817, demandé l'inventaire au lieudit en Moreaux, de la baraque où était décédée le 29 novembre 1816, la fille Marie Elisabeth Naudé,

La baraque en bois était en si mauvais état qu'elle menaçait de s'écrouler, la porte était tombée à l'intérieur, la croisée était à nu. Il n'y avait ni meubles, ni effets, que quelques frapouilleries.


- Le médecin avait certifié que madame Garrÿ, atteinte depuis plus d'un mois d'une fièvre putride maligne, accompagnée d'ulcères gangréneux aux jambes et aux reins, suite à une attaque d'apoplexie et de paralysie, avait succombé le 5 septembre 1817. Il était impératif qu'elle soit enterrée tout de suite, en raison de son état de putridité et de décomposition.


- Jean Baptiste Laurent de Norroy le Veneur, avait réclamé en 1818 à Michel Perrin, mésoyer au Sablon, 192 francs pour une vache poil brun, qu'il lui avait vendue et livrée. L'épouse de Michel Perrin avait payé 25 francs d'acompte pour la vache et 21 francs, prix du veau, sur la somme due de 238 francs. Il restait donc à payer la somme de 192 francs.


- Claude Ismeur, fermier des marchés de la place Saint Jacques, avait réclamé le 23 mai 1826 à Étienne Moraux mésoyer au Sablon la somme de 9,80 francs pour 4 mois d'abonnement sur la place Saint Jacques.


- Augustin Lejaille 46 ans, mésoyer au Sablon, avait été condamné pour coups, le 2 janvier 1827, à 6 jours de prison.


- François Very le jeune, jardinier au Sablon, s'était plaint que Jacques Colin aussi jardinier au Sablon, s'était permis de jeter des immondices mêlées de pierres dans son jardin qui avaient bouchées un cours d'eau lors d'un orage. François Very avait été débouté le 28 juillet 1829 car Jacques Colin pour dégager un chemin qui passait entre les deux propriétés voulait aussi dégager le fossé pour que l'eau puisse s'écouler.


- Augustin Lejaille était redevable le 30 avril 1830 d'une somme de 100 francs pour la vente que lui avait faite le sieur Hymeaux de la récolte de foin sur pied, sur le terrain situé entre les corps de garde de la porte Saint Thiébault et de la porte Mazelle.


- Le 27 juillet 1832, le sieur Jean Henry Dropsy, laitier à la Halle Sidrac, avait fait citer le sieur François Simon fermier à la Horgne, pour le condamner à livrer à la Halle Sidrac 6 voitures de foin de la dernière récolte.


- Dominique Very débitant de boisson au Sablon réclamait le 4 août 1835, la somme de 9,20 francs que lui devait Jean Barba pour de la boisson.


- 1er avril 1845 Charles Gauvin , garde de la commune du Sablon avait tué le 1er avril 1845, près de la Horgne, une louve d'un seul coup de fusil.

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