Les affaires communales

L'an 3 (1794) l'arpentage des biens communaux avait coûté 867 livres 10 sols.

Le 15 brumaire an 4 (6 novembre 1795) Antoine Grosjean avait été élu écrivain pour toutes les écritures communales. Pour la levée des contributions avaient été nommés Dominique Lagrange et François Véry l'aîné, tous deux mesoyers au Sablon.

L'an 1811 le sieur Tribout était devenu secrétaire de Mairie.

L'année 1817 le garde champêtre avait touché un salaire annuel de 150 francs et le secrétaire de la mairie avait reçu seulement 60 francs.

La même année le Maire avait reçu des magasins militaires de Metz 69 kilos de riz au titre d'indemnité, pour les fournitures faites en 1815, lors de l'approvisionnement du siège, ainsi qu'une somme de 1050 francs. Le riz ainsi que l'argent étaient destinés à être partagés entre les habitants de la commune. Le Maire avait tout conservé pour son compte personnel.

En mai 1818 Nicolas Valantin et Nicolas Perrin avaient démissioné du conseil municipal, pour cause d'infirmité de la vue.

L'année 1819 une dépense de 60 francs avait été faite pour l'achat d'une armoire pour la mairie.

En juillet 1824 des plaintes avaient été portées contre le Maire, l'adjoint et le garde champêtre. Il venait d'être découvert que le Maire se serait attribué les appointements du secrétaire de mairie et du sergent de police. Pour éviter une enquête, les démissions du Maire et de l'adjoint avaient été demandées. Suite à cette plainte le Maire avait écrit à l'Abbé Bausire, chanoine de la cathédrale, pour lui apprendre qu'une forte cabale s'élevait contre lui.

Le sieur Rodot, adjoint s'était permis d'arracher une haie privée en emportant le bois chez lui. Pour ce délit le garde champêtre avait refusé de dresser un procès verbal. En conséquence l'adjoint avait été suspendu et le garde champêtre avait été révoqué.

Entre temps Monsieur de Viville, Secrétaire général de la Préfecture avait envoyé un courrier à Monsieur Alexandre, Juge de Paix. Il expliquait qu'il y avait au Sablon des querelles continuelles. Celles-ci seraient dues au Maire qui n'était pas exempt de reproches, souvent injuste et partial. Ces désordres naissaient du peu d'estime et de confiance qu'inspiraient les fonctionnaires qui dirigaient la Commune. En conséquence pour rendre sa tranquillité au Sablon, le remplacement de ces trois personnes était souhaité.

En 1830 la maison du Maire, où se tenait une vente de peupliers était dite à Tivoly (couvent des sœurs de Sainte Chretienne). Le Maire de la commune de l'époque était Monsieur Maltete, propriétaire de ce grand bâtiment où se trouvait déjà une salle de classe. Cette maison servait-elle à l'époque de Mairie? En 1833 avec la construction d'une nouvelle école, la salle de classe servait de mairie. En 1859 lors de l'agrandissement de l'école, le conseil municipal y avait construit de nouveaux locaux pour les archives et les réunions.

En 1832 l'épidémie de choléra n'avait pas épargné le Sablon, en raison des fumiers, des débris d'animaux et des mares polluées. Un arrêté du 17 juin 1832 stipulait :

  • que les fumiers près des maisons seraient enlevés
  • que les mares qui recevaient l'urine des animaux seraient asséchées et comblées
  • que le boucher Moitry serait tenu, à chaque fois qu'il tenait boucherie, d'enfouir les débris provenant d'animaux abattus et de laver à grande eau les lieux salis par sa tuerie.

En mars 1844 Monsieur Camus envisageait d'établir une fabrique d'allumettes. Sa demande avait été rejetée dans l'intérêt des habitants.

En avril 1848 une pétition signée par 122 personnes réclamait la réintégration de monsieur Moreau dans ses fonctions de Maire qu'il occupait depuis 14 ans. Le mois suivant 12 personnes demandaient le maintien du Maire Godard.

Aux élections du 26 mai Jean Baptiste Godard, 70 ans, officié retraité avait été élu Maire et Louis Desbuissons, 58 ans, était devenu adjoint.

En 1851 il y avait 234 électeurs qui exerçaient les métiers suivants: 108 jardiniers - 1 limonadier - 15 marchands de vin - 1 tailleur d'habits - 3 maçons - 3 bottiers - 5 charpentiers - 2 garde champêtres - 13 rentiers - 3 mésoyers - 5 menuisiers - 3 serruriers - 2 terrassiers - 12 ouvriers du chemin de fer - 3 gendarmes retraités - 6 officiers retraités - 1 instituteur - 1 imprimeur - 3 tisserands - 2 garde-barrières - 1 cuisinier - 1 adjoint au Maire - 6 mécaniciens - 1 facteur à la gare - 1 employé des contributions indirectes - 1 Maire - 1 brigadier facteur - 1 chef de gare - 1 professeur à l'école - 1 vannier - 1 maréchal ferrant - 1 propriétaire - 1 tambour - 1 marchand de vin et pompier - 3 tailleurs de pierres - 1 instituteur retraité - 3 domestiques - 2 cordonniers - 1 confiseur d'oignons - 1 chauffeur - 1 tourneur - 2 gardes de ligne - 1 forgeron - 3 poseurs - 3 ouvriers de chantier - 1 ex chef de train - 1 tailleur -

En août 1852 Montigny avait pris un arrêté réglementant la vente de pain dans sa commune. Cet arrêté interdisait aux boulangers de vendre du pain ailleurs que dans un magasin désigné par le Maire. Le 11 août le Préfet avait écrit au Maire du Sablon que la commune de Montigny se plaignait du fait que des boulangers de Sablon avaient établi des dépôts de pain à la limite du Sablon contigus à Montigny. Il était demandé au Maire du Sablon de réglementer à son tour la vente du pain avec interdiction d'ouvrir des dépôts ailleurs qu'au centre de sa commune.

En mars 1853 le Préfet avait envoyé une circulaire expliquant que les intempéries qui avaient frappées les récoltes, avaient augmenté le prix du pain, mais qu'il n'y avait aucune inquiétude à avoir pour l'approvisionnement.

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