Des poules au Sablon

Dans les années suivant l'après-guerre il était courant d'avoir des poules à proximité de la maison.

Les poussins étaient achetés au marché puis tenus au chaud dans une caisse en bois, au dessus de laquelle un petit chauffage gardait une bonne chaleur. Devenus résistants ils étaient intégrés au poulailler avec les poules adultes.

Le soir venu les poules étaient enfermées dans un abri et dormaient perchées sur des barres soit métalliques soit en bois.

Le matin les poules étaient lâchées dans un enclos grillagé et recevait leur pitance, un mélange de différentes graines.

Pour pondre les poules se rendaient au-dessus d'une caisse remplie de paille dans laquelle tombaient les œufs.

C'était un vrai plaisir de ramasser les œufs frais du jour. Certaines personnes appréciaient de gober ces œufs tout juste pondus. Pour ce faire il suffisait de faire un petit trou à chaque bout de l'œuf et d'aspirer le contenu doucement dans la bouche.

Devenues vieilles les poules étaient sacrifiées et terminaient leur existence en tant que poule au pot.

Gil

Chez ma grand' mère, l'élevage des poulets était encore plus rustique, car elle n'achetait pas les poussins, elle les produisait en faisant couver une pondeuse.

Les poules, le coq, et autres volatiles vivaient dans une cour fermée (la basse-cour). On leur donnait des céréales, principalement du maïs, de l'avoine, mais aussi de la salade, des fruits trop mûrs tombés des arbres... Le poulailler comportait assez de perchoirs pour loger toutes les volailles le soir venu, il y avait aussi des étagères basses sur lesquelles étaient posés quelques cageots garnis de paille, de sorte à former des nids ou nichoirs. Dans chacun de ces nids un œuf de plâtre, comme pour signifier aux poules que c'était là et pas ailleurs qu'il fallait pondre! C'était le "nièou" mais à l'école le maître disait qu'en français ça s'appelait un nichet. En général quand une poule avait pondu elle se levait en annonçant l'évènement par un chant particulier, il ne restait plus qu'à récupérer l'œuf.

Une ou deux fois l'an ma grand' mère repérait une poule désireuse de couver, et elle disposait dans son nichoir dix à douze œufs qu'elle avait sélectionnés à cet usage. Il y avait parfois parmi eux un ou deux œufs de cane, ou de dinde, ou d'oie. Au bout de 3 semaines les poussins cassaient la coquille, et suivaient la mère poule dès qu'elle se levait. Ils s'égaillaient autour d'elle, mais à la moindre alerte elle les appelait et ils couraient se blottir à l'abri sous ses ailes.

Gil vendredi, 27 juin 2008 - 17:45

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