Rue et place Saint Vincent

Cette rue mettait en communication la rue Saint Clément et la rue Saint Marcel.

Tous les terrains, depuis la rue Saint Clément formaient l’enclos du monastère qui se prolongeait au-delà de la rue Belle Isle. La place établie en 1740 se situait à l’emplacement de la grande cour de l’abbaye dont la porte principale ouvrait vis-à-vis de la rue Saint Marcel.

La rue à l’origine appelée rue neuve Saint Vincent avait été construite dans le prolongement de la place à travers les dépendances de l’abbaye pour servir de communication avec la rue Saint Marcel. Ces terrains avaient été vendus à l’époque de la révolution.

La création de la rue du rempart Belle Isle et de la rue Saint Vincent avait transformé ce quartier.

Un marché aux bestiaux s’était tenu jusqu’en 1738 devant Saint Vincent. Un gibet y était planté et avait été renversé en 1765.

En 1738 monsieur de Belle Isle avait créé une fortification nouvelle avec un bastion en ouvrage à corne avançant sur la Moselle devant la nouvelle place Saint Vincent. Dans le fond de cet ouvrage se trouvait un corps de garde et le terrain entouré de remparts était occupé par des chantiers de bois appartenant aux magasins militaires. L’artillerie de la garde nationale faisait ses exercices sur la place Saint Vincent et ses canons se trouvaient sur les remparts entourant le bastion.

Pendant la révolution les bâtiments de l’abbaye avaient été utilisés comme caserne et magasin et avaient aussi servi de prison à des prêtres en 1794. Les bâtiments avaient été incendiés en février 1811, une fabrique de draps et une filature y avaient été installées et un nouvel incendie avait eu lieu le 6 février 1832. Monsieur Bouchotte y alors avait établi une filature de coton qui n’avait durée que quelques années. En 1870 des troupes de passage y avaient été logées, ensuite le bâtiment avait été affecté à des écoles municipales.

Le lycée avait été ouvert le 1er messidor (juillet) 1804. Les élèves externes du lycée se rappelaient leurs jeux sous les platanes qui garnissaient la place et les batailles de boules de neige qu’ils engageaient l’hiver avec les soldats de poste au corps de garde, en attendant le roulement de tambour qui annonçait l’entrée des cours.

En 1825 une croix de mission avait été érigée au milieu de la place et transféré quelques années plus tard à la cathédrale.

Monsieur Vandernot, architecte de la ville, avait fait construire avant 1840 la grande maison à l’angle de la place et de la rue Saint Vincent et vers la même époque une école de filles tenue par les sœurs de Sainte Chrétienne, avait été créée à l’autre angle.

En 1843 la société des écoles chrétiennes avait établi une école tenue par les frères de la doctrine chrétienne dans une maison construite à cet usage dans la rue.

En 1865 le bastion avait disparu pour faire place à une fortification nouvelle avec fossé et casemate avançant sur la Moselle et qui avait été nommé le front Saint Vincent. Sur le terrain libre entre la rue Belle Isle et le nouveau rempart avait été construite vis-à-vis de Saint Vincent la manufacture de tabac et les terrains libres voisins avaient été cédés à la ville. Vers 1870 la ville avait rétrocédé ces terrains au fisc militaire pour y construire la caserne des pionniers, le temple protestant de garnison, l’hôpital mathildenshift et le square devant le temple. La manufacture de tabac avait été transformée en entrepôt et magasin militaire.
Collection D. Mahut Collection D. Mahut

Depuis 1870 le curé de Saint Vincent avait acquis la maison n° 6 pour en faire le presbytère de la paroisse.

Le curé de Saint Vincent en 1887, faisant démonter le dallage de la chapelle de Sainte Lucie avait découvert un ossuaire et des tombeaux de religieux.

Le conseil municipal avait voté en 1896 un crédit pour la restauration du portail de l’église Saint Vincent. Ecole

En 1936 se trouvaient dans la rue au n° 1 école des frères, n° 1 bis contributions indirectes, n° 11 fromages en gros, n° 13 école Saint Vincent, n° 2 bibliothèque de la paroisse, n° 6 presbytère, n° 8 pensionnat Sainte Chrétienne, n° 12 lycée de garçons.

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Fil des commentaires de ce billet

Michèle

J'ai effectivement trouvé les photos sur le site que vous m'avez indiqué. J'ai survolé les photos par manque de temps, j'y reviendrai plus longuement bientôt. Je ne sais toujours pas si la fresque de la manufacture de tabac existe encore aujourd'hui.
Affaire à suivre.

Michèle mardi, 10 mai 2016 - 21:05
mado

Bonjour,
Je vous remercie bcp de votre réponse, mais j'en suis étonnée car vous trouverez des photos et autre documents témoignants de cette fresque, mis sur le net par mon frère ;allez sur google, michel reuter peintre puis clicker sur michel reuter bobbydarma picasaweb album; vous y trouverez toutes des coupures de journeaux le concernant dont la manufacture de tabac, et tout ce qu'il a fait pour la ville de Metz de 1947 à 1981 date de son décès;-)

mado lundi, 9 mai 2016 - 10:45
Michèle

J'ai fait une recherche sur un site messin, personne n'a vu cette fresque, ni même une photo de la fresque. Apparemment elle ne doit pas subsister après les gros travaux d'aménagement du quartier.
Rien non plus dans les articles du journal concernant l'histoire des tabacs avant la réhabilitation de la manufacture.

Michèle jeudi, 5 mai 2016 - 11:26
MADO

Bonjour,
Je suis originaire de Metz,et vis dans le Jura et je viens de découvrir la réabilitation de la manufacture de tabac en logements sociaux. J'aurais aimé savoir si la fresque peinte par Michel REUTER en 1956 est détruite ou si elle est tj visible car elle a étè peinte par mon père; je remercie d'avance toutes personnes me donnant des renseignements le concernant .

MADO lundi, 2 mai 2016 - 11:25

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