Rue du 20ème corps américain

En 1811, appelé "chemin d'Augny à Metz" la route longeait la lunette d'Arçon [1] jusqu'au chemin de la Farque [2]. Sa largeur était de 6,5 mètres au niveau de la lunette pour passer à 8,8 mètres jusqu'à l'entrée des vignes, ensuite de 19,5 mètres pour finir à 17,5 mètres sur le chemin de la Farque. Les lieudits traversés se nommaient "derrière la ville", "l'orme aux chiens", "les moulins à vents", "le ban de l'accore" et "le ban des rosiers".

Rue du 20ème corpsL'aqueduc romain souterrain amenant les eaux de Gorze à Metz longeait cette rue. C'est aussi à proximité de cette rue que furent trouvées la déesse Icovellauna et la statue de la victoire ailée dont une reproduction orne le monument au morts du Sablon.

Le 16 juin 1831 Christophe Niclosse, pharmacien et droguiste au Sablon déclarait que le feu avait été mis à son dépôt de vernis par l'imprudence d'un manipulateur de l'établissement. Ce dépôt, une petite maisonnette en planches était situé sur la route d'Augny.

En 1847 ne s'y trouvait que huit maisons, contre seulement deux en 1811.

Emplacement de l'église Sainte ThérèseVers 1870 la brasserie Yung occupait l'emplacement du super marché actuel, alors que la glacière Becker se situait approximativement à l'emplacement de l'église Sainte Thérèse. Vers 1900 l'atelier Jacquemin disposait d'un dépôt de dallage, marbrerie, statuaire, sculpture proche de l'église Sainte Thérèse, le magasin de vente se trouvant avenue Serpenoise. L'atelier avait reçu la médaille d'argent des beaux-arts en 1861. L'entreprise retenait 2% du salaire de ses ouvriers pour couvrir les frais de réparation des outils. En 1903 le successeur Aubert avait pris la décision de ne plus effectuer cette retenue, dans le but d'encourager le personnel à bien faire son travail.

Pendant l'annexion la rue avait pris le nom de "Kaiser Wilhelm strasse" pour devenir après la guerre de 1914/18 la rue Pétain.

Du samedi 6 novembre au lundi 8 novembre 1926 une grande fête de quartier avait été organisée dans la rue, avec manèges, jeux de quilles, bal, concerts, etc... Une retraite aux flambeaux avait ouvert les festivités. Le dimanche matin le réveil était prévu au son de la trompette.

Programme de la fête Programme de la fête Programme de la fête

Le conseil municipal en 1934, avait décidé l'achat d'une propriété appartenant à la brasserie lorraine d'une surface d'environ 34 ares pour la construction d'un groupe scolaire. Cet achat avait été déclaré d'intérêt public.

En 1936 les différents commerces étaient : numéros impairs, n° 11 un coiffeur et un bureau de tabac, n° 13 un magasin de chaussures et une blanchisserie, n° 31 une confiserie, n° 35 un coiffeur pour dames, n° 37 une boulangerie et le café de l'union, n° 39 l'épicerie " Sanal", n° 41 une épicerie "au planteur de Caïffa", n° 55 les caves des établissements "les Eco", n° 61 une crémerie et un coiffeur, n° 65 une droguerie et une épicerie, n° 67 le café du Trianon, n° 71 une droguerie, n° 73 un magasin de tabliers et l'épicerie des Eco, n° 75 une laiterie et une boulangerie, n° 81 un cordonnier et un coiffeur, n° 93 restaurant "la Madelon", n° 95 un cordonnier.







numéros pairs, n° 2 emballages métalliques, n° 12 une épicerie "les Eco", n° 14 le café du Nord et des Ardennes, n° 16 une station d'essence, n° 22 une épicerie - boulangerie, n° 24 une boucherie-charcuterie, n° 28 à 32 le siège social des Eco, n° 54 une laiterie, n° 58 un cordonnier, n° 60 une boulangerie, n° 66 une boulangerie et une blanchisserie, n° 68 un chapelier, n° 70 un marchand de bicyclettes, Dans la cour : la blanchisserie économique, n° 72 une épicerie, n° 80 une épicerie, n° 84 un horloger et un photographe, n° 86 une épicerie : les coopérateurs de Lorraine, n° 88 le café de la pinte du Nord, n° 90 un charcutier et le café du rendez-vous des amis, n° 92 des fruits et légumes et un bureau de tabac, n° 96 le café du sport.







Constructions électriques

A l'extrémité de la rue se trouvait le petit-séminaire construit entre 1851 et 1854 et l'usine à gaz construite en 1874.

Le 26 mars 1981 un incendie s'était déclaré dans l'entrepôt Corso, anciennement les Eco. Le feu avait pris dans le deuxième sous-sol et s'était propagé jusqu'au deuxième étage. Une explosion avait relancé l'incendie ravageant une grande partie de l'entrepôt.

Qui se souvient que le 27 août 1996 un wagon avait déraillé près du pont Franiatte. Le transvasement étant dangereux, un millier de riverains avait été évacué passant la nuit à l'hôtel ou dans un train couchettes. Finalement le lendemain le transvasement s'était fait sans incident.

Notes

[1] fortification à l'emplacement approximatif de l'hôpital Bonsecours

[2] chemin commun avec Montigny, allant de la haute Saint Ladre au chemin d'Augny

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alain

L'incendie des Eco (26 mars 1981). Le premier incendie des Eco, je me rappelle avoir vu le départ du feu car ce dimanche là les parents s'attardaient à table et j'avais eu l'autorisation d'aller jouer dehors. J'étais donc à l'entrée de la rue Daubrée, côté rue du XXéme. Ce devait être 1957 ou 1958...
Amitiés

alain jeudi, 2 juin 2011 - 03:07

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