Rue Lothaire

Rue LothaireEn 1802 le chemin du Waré, d'une largeur d'environ quatre mètres, qui allait de la rue Malraux à la Seille était une amorce de la future rue Lothaire.

En juin 1877 la direction allemande envisageait de relier la Moselle à la Seille et demandait une quote-part de 2.333 marks à la commune, pour la construction de la route et des ponts. Le conseil municipal avait décidé que cette route ne présentait aucun avantage pour le Sablon, que de plus elle pourrait être cause d'inondation en raison du pont sur la Seille. La commune n'avait d'ailleurs pas de revenu pour financer ces travaux. La direction allemande avait donc offert à la commune du Sablon 45.000 m de terrain pour la construction du chemin stratégique partant de la route de Montigny à la route de Magny en passant sur le pont du chemin de fer.

La rue longue de 303 mètres avait été construite d'après un plan daté de 1909 et traversait un lieudit appelé "grand désir".

En 1914 la rue était dénommée Lotharstrasse, puis Krigerstasse pour devenir route de guerre en 1919.

La rue Lothaire étant une voie stratégique, son déclassement avait été demandé. La rue n'étant toujours pas classée chemin vicinal, un courrier avait été envoyé en février 1924 au ministre de la guerre afin de trouver une solution. A la fin de 1925, l'autorité militaire avait accepté de céder la rue à la condition que la ville s'engage à en assurer l'entretien et qu'un pont en matériau dur remplace le pont en bois hors service. Le 29 avril 1927 l'ancien chemin stratégique dit rue Lothaire était classé chemin vicinal.

Au mois de juillet 1925, la ville avait acheté pour la somme de 10.000 francs, un terrain de 98,44 ares à l'angle des rue Lothaire et de Magny. Toute la façade rue Lothaire était frappée d'alignement. Un abri contre les avions était à démolir sur ce terrain. En décembre le conseil municipal avait revendu une partie du terrain d'environ 73 ares, à 13 francs le m2, à Edmond Keil pour y construire un établissement de constructions métalliques. Une autre partie de 25 ares avait été vendue au même prix à monsieur Lognon pour y établir une menuiserie. Compte tenu du prix de la vente, l'alignement de la rue n'avait rien coûté à la ville.

En 1935 le conseil municipal avait demandé à l'administration des PTT, l'installation d'un poste de téléphone public à proximité de l'angle des rues Saint Pierre et Lothaire.

VulcanisationEn 1936 plusieurs commerces étaient installés dans la rue : n° 1 épicerie veuve Justin Louis, n° 13 boucherie Adam, n° 23 Sanal, n° 67 dépôt du service de la voirie de la ville de Metz, n° 69 une laiterie et un fabricant de choucroute, n° 10 dentiste et prothèses dentaires Biache.

Faure

De passage au Sablon, je n'ai plus retrouvé la maison de Monsieur Biache. On m'a expliqué qu'elle avait brûlée. Que s'est il passé exactement.

(je précise que, malgré les mauvais moment que j'y ai passé, je n'ai rien à voir avec cette histoire)

Faure vendredi, 3 août 2007 - 08:43
Faure

En regardant la photo, c'est exactement à cet endroit qu'il y a 50 ans, je me suis pris une Simca Aronde... dans la tronche. Je sortais du Sanal avec ma soeur, qui regardait ailleurs, et j'ai traversé. Sans regarder bien-sûr. J'avais 4 ans. Je me souviens du coup de frein et boum, j'étais en dessous. Transporté à l'hopital Legouest, je suis resté deux jours en observation. Ce que j'ai apprécié, c'est que le conducteur est venu me voir, les bras chargé de cadeau. Pour moi, c'était Noël avant l'heure. Je n'avais rien de cassé sinon que mon petit cerveau en formation a dû avoir un gros bug.

Faure vendredi, 3 août 2007 - 11:13
Faure

Il faut citer aussi certains commerce. La boucherie charcuterie Fici, à l'angle de la Sente à My, en face, les Ecco, tenus par Monsieur Fuchs (le fils était un pote), à côté, le coiffeur, où l'on faisait la queue avec les copains le jeudi. Je pense qu'il devait acheter la brillantine Roja Flore par bidons de 50 litres. Le Sanal, tenu par M Normandin puis Monsieur Adnet. Je me rappelle d'un couple de vieux qui habitait à côté. Ils carburaient au Kiravi, le vilebrequin de l'estomac, et que leur consommation était digne d'un paquebot. Ils achetaient les bouteilles étoilées par six. Un jour, en sortant du Sanal, elle s'est pris les pied dans la laisse de son chien et s'est étallée par terre, en explosant toutes les bouteilles. Le pauv' chien, qu'est ce qu'il a pris...

Faure vendredi, 3 août 2007 - 11:22

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