Sans emploi

Le 11 ventose an 5 (1 mars 1797) Morlot est à Richemont, où il a rejoint son père, commissaire du Directoire à Florange. Il écrit au Ministre de la guerre pour lui dire qu'il attend ses ordres,

qu'il a rencontré le Général Hoche, et qu'il souhaite réintégrer l'armée de Sambre et Meuse.


Le 2 messidor an 5 (20 juin 1797) Morlot, toujours sans emploi, écrit au Ministre de la guerre, demandant que

malgré sa disgrâce momentanée, l'on continue à le traiter comme par le passé, comme un officier supérieur surnuméraire.

Le 24 messidor an 5 (12 juillet 1797) le représentant du peuple Meynard atteste que pendant le temps de son commandement à Aix la Chapelle,

Morlot a tenu une conduite digne d'éloges, qu'il a maintenu la discipline et l'ordre parmi les troupes, ainsi que l'approvisionnement de l'armée et le maintien de la tranquillité publique.

Le 26 thermidor an 5 (13 août 1797) le Général Jourdan certifie que

Morlot a servi avec zèle, honneur et distinction et qu'il a donné les preuves de son attachement au gouvernement républicain , qu'il a fait les campagnes de 1792-93-94, s'est trouvé au siège de Thionville, au déblocus de Landau et aux batailles de Fleurus. Ses moyens physiques sont une santé robuste, une vue longue et capable de supporter les fatigues de la guerre. Jourdan estime qu'il connaît les manoeuvres militaires, qu'il s'occupe avec zèle des troupes sous ses ordres, qu'il a de bonnes moeurs et les principes d'un bon républicain et qu'il remplit parfaitement l'emploi qu'il occupe.

Hatry atteste que

Morlot pendant trois ans à l'armée de Sambre et Meuse, y a servi avec zèle et valeur, qu'il a toujours dirigé avec succès les opérations dont il était chargées.

Le 27 thermidor an 5, Morlot écrit au directeur Baras,

rappelle son parcours militaire, lui demandant de prendre connaissance des témoignages de Meynard, Talot, Hoche, Jourdan, Hatry, et de lui rendre ce que l'on eut pas du lui enlever : l'ACTIVITE.

Actions

  • Comme capitaine il s'est trouvé au blocus de Thionville (son département) et a fortement contribué à l'honorable résistance que fit cette place en payant de sa personne et en déjouant le machiavélisme de certains hommes.
  • Il a commandé à Sierck, où il a repoussé vigoureusement une attaque que l'ennemi fit avec des forces quadruples aux siennes.
  • Général de brigade, il commanda de suite l'avant garde de l'armée de la Moselle avec laquelle il fit plusieurs fourrages avantageux.
  • Général de division, il eut le commandement d'une division, qui pendant trois campagnes fut toujours victorieuse pour la conquête du Palatinat.
  • A la bataille de Fleurus le 8 messidor, à l'invitation du Général Jourdan, il s'éleva deux fois avec l'aérostat ; la veille pour s'assurer des approches de l'ennemi et le jour de ses dispositions et juger de l'avantage que pouvait avoir une armée par l'autre.
  • A Genappe, il força l'ennemi pour les forcer à repasser la Meuse.
  • Il fut chargé de la garde du Bas Rhin pendant l'hiver de l'an 3 et employé pour la conquête de la Hollande, après quoi on lui donna le commandement des pays conquis d'entre Meuse et Rhin, Liège Stavelot où il fit constamment régner l'ordre et la tranquillité pendant les 13 mois qu'il en eut la police générale.

Le 11 fructidor an 5 le Ministre propose de remplacer le Général Lauer à la 10ème division par le Général Morlot. Il lui est demandé de se rendre à Perpignan, point central de cette division.

le 30 fructidor an 5 (16 septembre 1797) Morlot arrivé à Perpignan, écrit au ministre de la guerre,

qu'il a trouvé la république triomphante. Il n'y a que le département de l'Ariège qui est un peu mauvais.

Ce billet n'a pas de commentaires

Fil des commentaires de ce billet

Ajouter un commentaire

Les commentaires peuvent être formatés en utilisant une syntaxe wiki simplifiée.

:-) ;-) :-/ :-| :-D :-( :-C 8-) :-o ;-( 8-O :-D


counter