La Destitution et la Réintégration

Le 9 brumaire an 5 (30 octobre 1796) Morlot, employé à Aix la Chapelle, est destitué par le Directoire Exécutif. Le Ministre de la guerre lui réclame les chevaux et les équipages des dépôts de la République, dont le prix lui sera remboursé.

Suite à cette destitution, le 28 brumaire suivant (18 novembre 1796) le Général Hoche certifie que pendant les cinq mois, où Morlot a été sous ses ordres, à l'armée de la Moselle, il s'est conduit avec zèle, bravoure et intelligence, sans avoir de reproches à lui faire.

Le 11 frimaire an 5 (1 décembre 1796) Talot, membre du conseil des 500 atteste que Morlot commandait une division d'avant garde qu'il a conduit à la gloire, qu'il est un bon et brave militaire estimé de toute l'armée.

Le 7 nivose an 5 (27 décembre 1796) Morlot demande sa réintégration, rappelant les services qu'il a rendus aux armées.

Il observe que sa destitution a été motivée sur de prétendus actes arbitraires et violents caractérisés par des arrestations et visites domiciliaires, en soutenant au moyen de l'argent les banques de jeu et les maisons de prostitutions qui pullulent à Aix la Chapelle, s'arrogeant pour son bénéfice particulier le droit de police délégué au directeur général d'entre Meuse et Rhin. Les généraux Jourdan et Hoche sous les ordres desquels il s’est trouvé aux armées de la Moselle et de Sambre et Meuse l’ont toujours considéré comme un militaire sage, zélé, brave et remplissant parfaitement son emploi.

Le 15 nivose an 5 (4 janvier 1797) le Directoire Exécutif réintègre Morlot dans son grade et lui promet bientôt une destination.

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