La Légion d’Honneur

La lettre du général Morlot Le 22 thermidor an 10 (10 août 1802) de Metz, Morlot écrit au Ministre de la guerre pour solliciter un emploi, soit commander une division, soit inspecter, mettant en avant ses connaissances acquises pendant vingt années de service.

Le général de division Morlot en non activité renouvelle sa demande d'être employé ou de recevoir en attendant un traitement d'activité de son grade. Au mois de pluviose an 11, mis à la disposition du gouvernement il doit être employé à la première place vacante. L'occasion de la place ne s'étant pas présentée et recevant le traitement de son activité, il est le seul divisionnaire qui soit dans cette position.

Sur les 120 généraux de division il n'en reste que sept qui ne soient pas employés, six sont disponibles avec traitement d'activité pour l'an 12 et le Général Morlot qui est le 7ème est le seul qui soit en non activité. Cet isolement l'affecte et lui fait craindre de paraître avoir démérité dans l'opinion du gouvernement




Le 14 juin 1804 Morlot est nommé commandant de la légion d'honneur.



Le 25 pluviose an 13 (14 février 1805) le Général Morlot demande au Ministre

que les mots de destitution et réintégration soient rayés sur le brevet de son grade et sur le contrôle des officiers généraux où ils sont mentionnés. En raison des renseignements et des notes avantageuses sur la moralité de ce général , le Directoire Exécutif l'a réintégré le 15 nivose an 5, et sa destitution qui n'a durée que deux mois, a été l'effet d'une erreur.

Morlot estime diffamant le mot de DESTITUTION, mais il ne peut être rayé sur le contrôle des officiers généraux, qu'on ne peut altérer.

Le 30 brumaire an 14 (21 novembre 1805) Morlot est nommé pour commander provisoirement la 16ème division militaire. A cet effet il doit se rendre à Lille pour le 8 frimaire suivant.

Le 3 mars 1806 Morlot écrit au Ministre de la guerre, pour l'informer que le 28 février, les forçats détenus à la citadelle d'Arras, ont mis accidentellement le feu à la paille de leur chambre. Aucun ne s'étant évadé, toutes les précautions ont néanmoins été prises pour réprimer les tentatives qui auraient pu avoir lieu.

Le 23 juillet 1807, de Lille, Morlot demande au Ministre de la guerre, un congé de quinze jours, pour se rendre près de ses parents, sa mère étant à toute extrémité, congé qui lui sera accordé le 30 juillet avec appointements.

Le 7 novembre 1807, le Ministre de la guerre prévient Morlot qu'il doit se rendre à Sedan, pour commander la 3ème division militaire du corps d'observation des côtes de l'Océan.

En 1808 et 1809 Morlot commande la 3ème division du 3ème corps de l'armée d'Espagne.

Acte de décès Le 22 mars 1809 à 4 heures de relevée, Antoine Morlot est décédé d'une fièvre cérébrale, en la maison sise place de la Liberté à Bayonne, à l'age de 44 ans. Les témoins seront: Joseph Girard, 37 ans, capitaine aide de camp de Morlot et Louis Tonnelier 59 ans maître-d'hôtel de Morlot.

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