La période révolutionnaire

Le 9 mars 1789 avait été rédigée la lettre de doléances suivante :

  • Les habitants, tous mésoyers ou journaliers sont surchargés de tailles royales et n'ont que le travail de leurs mains pour vivre. Le ban du Sablon a une grande étendue, mais les propriétaires bourgeois et religieux en occupent la plus grande partie et ne paient rien sur les impositions.
  • La cherté des vivres empêche les habitants de vivre et les rend malheureux. Les impôts empêchent le commerce public. Il y a réclamation pour la cherté du sel et du tabac, plus chers à Metz qu'à l'étranger.
  • Il est demandé la suppression des colombiers qui obligent à semer le double des grains nécessaires.
  • Les habitants n'ont pas de membre de la justice pour rédiger les procès-verbaux, celle-ci étant à Metz et les délinquants en profitent.

La communauté composée de 40 feux ou familles avait nommé pour députés, Jacques Barbé et Pierre Rodot.

Le 14 juillet 1789 une vingtaine d'habitants avait signé une pétition demandant que des pierres soient prises sur le ban de Magny et charroyées par les habitants des villages voisins. Ces pierres devaient servir à réparer les chemins abîmés par les voituriers des villages voisins.

En 1790 un décret fixait le nombre d'habitants nécessaire pour former une municipalité à 50. D'après cette loi la commune du Sablon ne pouvait exister, n'ayant pas suffisamment d'habitants. Les propriétaires des terres habitant Metz, il n'y avait que quelques manouvriers. Un rapport de novembre 1790 préconisait la réunion des petites municipalités à celle de Metz, le Sablon étant commune du canton d'Augny.

Avant la révolution, la juridiction appartenait aux maisons religieuses de Metz et les habitants étaient attachés au spirituel des paroisses de la ville.

Le Sablon comprenait la première section dite le Paté, limitée au levant par la Seille jusqu'à l'arche le Houzard, au midi par le chemin de Magny à la Horgne, au couchant par le chemin qui conduit de la Horgne à la tour Serpenoise.

La deuxième section dite de Tivoly, limitée au levant par le chemin qui conduit de la Horgne au Sablon, en ligne directe à la porte Serpenoise, au midi par le chemin qui conduit de la Horgne à sainte Agathe et de sainte Agathe à la haute saint Ladre, au couchant par le chemin qui conduit de la haute saint Ladre à la croix de Montigny et par le chemin de Metz qui conduit à la porte de la citadelle, au nord par le premier fossé des fortifications de la citadelle et de la ville de Metz.

Le rapport de Monsieur Gobert de novembre 1790 préconisait la réunion des petites municipalités à celle de Metz.

En 1802 la population du Sablon et de la maison dite de Sainte Agathe était passée à 215 personnes pour 60 maisons. Le Sablon en tant que commune était rattaché au canton de Metz III.

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