Les chemins

Le pont aux Arènes était cité en 1615, le 26 novembre lorsqu'un serviteur de Saint Arnould s'était noyé dans la Seille près du pont en abreuvant son cheval, puis en 1720 lorsqu'une réparation y avait été faite. En 1726 une quatrième pile avait été rajoutée au pont piétonnier, qui n'en avait que trois. L'écluse avait été rehaussée pour augmenter l'inondation de la Seille.

Collection D. MahutEn Décembre 1637 le chemin en sortant de la ville, par la porte Saint Thiébault côté main droite, avait été coupé et joint aux terres de Saint Arnould. Le chemin côté main gauche avait été élargi pour servir à la commodité publique.

Par traité de 1608 les dîmes de Magny étaient dues à l'Abbaye Saint Clément, soit 32 quartes de blé et 16 d'avoine, d'après une donation datée de 1225. En 1746 les habitants de Magny avaient la charge de l'entretien des chemins au delà et en deçà du pont qui était payant, pont qui avait été détruit en 1490, mais reconstruit par Nicole de Heu, Seigneur de Magny, avec du bois pris dans les bois de Fleury. En contrepartie Magny bénéficiait du pré de l'île pour en faire son profit.

En octobre 1766, le chemin communal de Metz à Magny, était en mauvais état avec du fumier déposé par les particuliers. Depuis la ferme de la Horgne jusqu'au chemin où passait un ruisseau, il y avait des fondrières et pas de fossé. Il s'y trouvait deux fumiers du côté de Metz, provenant des immondices de la ville, qui infestaient le voisinage par leur puanteur. Le maire invité par le commis voyer à l'accompagner pour constater l'état des lieux, avait refusé craignant les ressentiments, menaces et voies de fait des habitants.

En août 1767 les habitants du chemin de traverse, se plaignaient du fait qu'ils n'avaient pas de dépôt pour leurs immondices qu'ils devaient laisser devant leur maison, et pour lesquelles ils devaient payer des amendes. Le lieudit Paradis (entre la rue de la Chapelle et la rue Saint Pierre) qui n'appartenait à personne pouvait convenir pour y déposer les ordures. La permission leur avait été accordée pour y déposer leurs ordures à condition de ne les déposer que sur les pentes désignés, du côté qui conduisait à la ville.

En août 1781 tous les habitants et portériens étaient tenus de nettoyer les fossés autour de leur terrain, pour faciliter l'écoulement des eaux, ainsi que d'élaguer les haies, sous peine d'amende de 3 sols pour chaque toise non nettoyées.

En mai 1784 les fossés du chemin de Metz, n'ayant pas été curés sur une longueur de 100 toises et sur toute la largeur, le chemin était dégradé et les voitures ainsi que les piétons s'y embourbaient. Le chemin pouvait être amélioré en relevant la chaussée avec des décombres et en y construisant un pont. Il y avait également deux fumiers d'environ 24 pieds, depuis la maison brûlée (près du passage du Sablon) jusqu'au premier pont, ainsi que des décombres.

En avril 1783 Joseph Mathis avait carié le chemin de traverse, qui prenait sur le chemin de Marly et conduisait sur celui d'Augny vers Montigny, ne laissant qu'un passage de 15 pieds au lieu de 30 pieds, et même que 8 pieds entre deux haies et pas de fossé. Lorsque deux voitures se rencontraient, l'une des deux était obligée de passer sur les terres voisines. Le chemin était également impraticable, car enfoncé dans toute son étendue et sans écoulement, ce qui le rendait marécageux. Les voitures avaient donc tracé un nouveau chemin sur les terres des particuliers. En janvier 1785, le procureur avait reconnu que le chemin étant situé pour moitié au Sablon et pour moitié à Montigny, il était surtout dégradé par les voituriers de Montigny, car il y avait peu d'habitants au ban Saint Clément. Le Sablon offrait donc de contribuer à la réfection à proportion du nombre d'habitants . En janvier 1786 une requête de Montigny exposait qu'en raison du mauvais temps continuel depuis novembre, les chemins n'avaient pas été réparés et le curage des fossés pas fait. Il fallait attendre le printemps pour les réparations des censes de la Horgne, Grange Le Mercier, Blory, etc... Les laboureurs des censes du Sablon seraient tenus d'y participer en conduisant des voitures de gravier.

Le 31 mai 1789 il avait été constaté que le Sieur BRION, voiturier à Metz, prenait journellement du sable sur le chemin au bout des vignes, qui conduisait à Augny, Marly et Magny .

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